Phytoœstrogènes : où les trouve-t-on et faut-il s’en méfier ?

Les phytoœstrogènes sont des substances présentes naturellement dans les plantes (ou issues du métabolisme dans l’organisme d’un précurseur végétal), ayant une analogie structurale plus ou moins grande avec l’oestradiol et pouvant donc se lier aux récepteurs des œstrogènes. Elles sont ainsi définies par leur capacité in vivo à induire des effets comparables à ceux des œstrogènes animaux.

Ces molécules font partie de la famille chimique des composés phénoliques et peuvent appartenir à différentes classes : isoflavonoïdes, coumestanes, flavonoïdes, stilbènes, lignanes ou entérolignanes.

Nous pouvons être exposés à certaines de ces molécules par notre alimentation :

  • Les plantes contenant des isoflavones font le plus souvent partie de la famille des fabacées (légumineuses). On trouve notamment des isoflavones (génistéïne, daïzdéine) en grande quantité dans le soja.
  • On peut trouver des lignanes dans de nombreux fruits, légumes, thé, café…
  • Les coumestanes quant à elle, peuvent se trouver dans la partie aérienne de certaines plantes comme la luzerne et le trèfle, ne faisant pas directement partie de notre alimentation humaine mais que l’on peut retrouver dans des compléments alimentaires.

Dans les conditions de consommation classique (notamment concernant le soja très consommé parmi les populations asiatiques), les phytoœstrogènes ne sont pas décrits comme toxiques et bénéficient d’une réputation de sécurité liée à l’historique de leur consommation.

Cependant, la possibilité d’une extension de leur apport dans certaines populations (végétariens occidentaux, consommateurs de compléments alimentaires) à des doses pouvant être élevées et sous forme éventuellement différente, soulève la question de leur innocuité.

Un seuil limite de sécurité dans les apports alimentaires pour la population adulte a été fixé à 1mg/kg/jour, mais ce seuil ayant été établi sur des données anciennes, le HCSP recommande la mise à jour par l’Anses du rapport de l’AFSSA (Agence française de
sécurité sanitaire des aliments) portant sur les risques associés à ces substances, en
particulier pour les femmes enceintes et allaitantes.

Du fait de l’incertitude importante liée à leurs effets potentiels sur la croissance et le développement fœtal, et de leur interaction avec le métabolisme des hormones thyroïdiennes, il est actuellement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes de consommer des phytoœstrogènes, et donc d’éviter notamment tous les aliments à base de soja (tofu, tonuy, desserts à base de soja) ainsi que les compléments alimentaires contenant des phytoœstrogènes (c’est-à-dire ceux contenant notamment de la luzerne et du trèfle).

 

Sources:

– Avis relatif à la révision des repères alimentaires pour les femmes enceintes et allaitantes. HCSP. 18 janvier 2022.

https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=hcspa20220118_rvisdesrepralimpourlesfemmenceet.pdf

– Sécurité et bénéfices des phytoœstrogènes apportés par l’alimentation- Recommandations. Affsa. Mars 2005. https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-Phytoestrogenes.pdf 

 

Photo: Ella Olsson (pexels)

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Carafes filtrantes : que nous dit l’avis de l’ANSES ?

 

En France, l’eau destinée à la consommation humaine est globalement de bonne qualité. De nombreux contrôles sont effectués afin de s’assurer de l’absence de substances ou micro-organismes qui pourraient avoir un impact sur la santé des consommateurs.

Il est possible de vous tenir informés à tout moment de la qualité de votre eau du robinet via le site : https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau . L’affichage est également obligatoire en mairie.

 

Certains ménages utilisent des carafes filtrantes, pour enlever le goût de chlore de l’eau, ou éliminer le calcaire et certains métaux pouvant être présents dans l’eau du robinet. L’ANSES s’est posé la question de l’efficacité et de l’innocuité de ces dispositifs, voici ce que nous pouvons en retenir :

– Tout d’abord, il est important de rappeler que ces dispositifs de filtration de l’eau ne sont pas destinés à rendre potable une eau qui ne le serait pas.

– Par ailleurs, il est très fortement déconseillé de préparer le biberon avec une eau filtrée ou adoucie du fait du développement facilité de certains micro-organismes :

« N’utilisez pas d’eau ayant subi une filtration (carafe filtrante par exemple ou tout autre type de traitement de filtration à domicile) ou ayant subi un adoucissement car ces systèmes peuvent favoriser la multiplication des microorganismes. »

« Ne pas utiliser d’eau ayant été filtrée, que ce soit via une carafe filtrante ou par tout autre type de traitement de l’eau installé au domicile. »

 

Concernant l’innocuité des carafes filtrantes, l’ANSES a mis en évidence plusieurs problématiques éventuelles :

  • Une diminution du pH de l’eau: Une étude a montré que l’eau filtrée grâce à une carafe filtrante favoriserait la dissolution de certains métaux (comme le nickel) si elle est ensuite utilisée dans d’autres ustensiles telles que les bouilloires ou les casseroles.
  • La libération d’argent : le charbon actif présent dans les filtres est parfois traité par de l’argent, dans le but de limiter la prolifération microbienne dans le filtre de la carafe (et non de désinfecter l’eau). De l’argent peut ensuite être libéré dans l’eau, particulièrement lorsque l’eau est stockée à température ambiante – comparativement au stockage dans un réfrigérateur.

L’argent peut présenter des effets sur la santé même à faible dose : perturbation des enzymes hépatiques, des paramètres sanguins et une immunotoxicité.

  • Le développement de micro-organismes: l’importance de cette prolifération peut dépendre :
    • De la quantité de matière organique dans l’eau destinée à être filtrée ;
    • De la température ;
    • Du temps de stagnation ;
    • Des conditions d’hygiène ;
    • De l’âge de la carafe et de la durée d’utilisation de la cartouche.

On peut noter que ce phénomène n’est pas spécifique à l’eau filtrée par une carafe et peut-être observé également pour une eau destinée à la consommation humaine non filtrée et stockée dans un contenant à température ambiante.

  • La libération d’autres substances:
    • Libération de Sodium et de Potassium : certaines études mettent en évidence une augmentation des teneurs en sodium et en potassium dans l’eau filtrée. Bien que toutes les études n’aient pas pris en compte ces paramètres, l’ANSES alerte sur le fait que les quantités de sodium et de potassium susceptibles d’être libérées dans l’eau filtrée mériteraient de figurer dans les manuels d’utilisation des carafes afin d’informer les personnes suivant un régime alimentaire contrôlé.
    • Possible libération de Manganèse et de Plomb.
    • Augmentation des ions Ammonium.

 

L’efficacité des carafes filtrantes diffère selon les modèles testés, le volume d’eau filtré, les paramètres mesurés ainsi que leur concentration initiale et la qualité de l’eau.

Il apparait que les carafes filtrantes sont efficaces :

  • Sur les taux en Chlore (diminution d’au moins 70% tout au long de la durée de vie de la cartouche) ;
  • Sur les quantités de Cuivre et de Plomb (pendant toute la durée de vie de la cartouche).

L’efficacité apparait moindre pour certains paramètres :

  • Le Nickel : l’efficacité diminue rapidement au cours de l’utilisation de la cartouche ;
  • La dureté et l’alcalinité : très variable selon les carafes ;
  • Les Nitrates : efficacité d’élimination difficilement estimable.

 

Recommandation pour l’utilisation des carafes filtrantes :

  • Conserver au réfrigérateur et consommer l’eau filtrée rapidement (24h)
  • Respecter le mode d’emploi et les éventuelles précautions d’usage : nettoyage de la carafe, remplacement de la cartouche, contact de l’eau filtrée avec certains ustensiles …
  • Attention à certaines restrictions, par exemple :
    • Ne pas utiliser d’eau filtrée pour la préparation des biberons
    • Consulter un médecin pour les personnes suivant un régime alimentaire contrôlé notamment pauvre en sodium ou en potassium

Source : ANSES – https://www.anses.fr/fr/content/carafes-filtrantes-l%E2%80%99anses-rappelle-les-r%C3%A8gles-de-bon-usage

 

Bien que les carafes filtrantes soient donc des dispositifs qui apparaissent efficaces sur certains paramètres, ils ne le sont pas sur l’ensemble des substances testées. De plus, la filtration de l’eau à l’aide des carafes peut amener l’utilisateur à consommer une eau de qualité microbiologique dégradée. L’eau du robinet étant déjà de bonne qualité, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de ces dispositifs et surtout rappeler l’importance de respecter les recommandations ci-dessus.

Aussi, même s’il apparait que les carafes testées sont efficaces pour réduire les teneurs en plomb, il est déconseillé de boire de l’eau du robinet si les canalisations de l’habitation contiennent du plomb.  

 

Crédit photo: N vishenka

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Beurre de karité : Peut-on le conseiller aux femmes enceintes et nourrissons ?

Beurre de karité : qu’est-ce que c’est ?

Le beurre de karité est obtenu par extraction des graisses présentent dans la noix de karité. Cette noix est dans le fruit de l’arbre a karité, présent dans 19 pays d’Afrique.

Le beurre de karité est riche en acides gras (triglycérides) : oléique (32 à 62%), stéarique (25 à 50%), linoléique (1 à 11%) et palmique (2 à 10%). Il contient également des esters triterpéniques qui sont des molécules bioactives ainsi que d’autres insaponifiables.

Le beurre de karité est comestible et peut être utilisé en cuisine ou en cosmétique.

Sa dénomination dans une liste d’ingrédients cosmétiques (INCI) est butyrospermum parkii butter.

 

Beurre de karité : quelles propriétés ?

En raison de sa composition en acide gras, le beurre de karité est :

  • un émollient, il lubrifie la surface de la peau et lui donne un aspect doux et brillant,
  • un hydratant occlusif, il retarde l’évaporation de l’eau de la surface de la peau.

Le pourcentage élevé d’insaponifibales (triterpènes, tocophérol, phénols et stérols) lui confère des propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes (effets avérés par preuves in vivo et ex vivo).

 

Brut ou raffiné : quelles différences ?

Le beurre de karité peut être non raffiné. Il s’agit alors d’une matière oléagineuse obtenue de l’amande par des méthodes d’extraction manuelles ou mécaniques. Il est obtenu à travers un processus thermal ou de pression à froid sans altérer la nature de la matière grasse. Il peut être purifié par lavage à l’eau, par décantation, filtrage et centrifugation. Le beurre non raffiné est de couleur jaunâtre à ivoire et dégage une odeur caractéristique qui peut être perçue comme désagréable par certaines personnes.

S’il est chauffé à haute température, le beurre de karité est alors raffiné. Le raffinage permet sa neutralisation (élimination des acides gras susceptibles de s’oxyder), sa désodorisation et sa décoloration (le beurre devient blanc). Le chauffage à haute température détruit une grande partie des molécules bioactives (triterpènes).

 

Beurre de karité : effets indésirables ?

Aucun effet toxique pour le corps humain n’est connu.

Dans de rares cas, certaines personnes peuvent déclencher des réactions allergiques. Il s’agit notamment des personnes qui sont sensibilisées au latex. Par principe de précaution, les personnes ayant une allergie connue au latex, doivent éviter le beurre de karité.

 

Conseils

Le beurre de karité peut servir d’hydratant durant la grossesse ou chez le nourrisson.

  • Vérifier la liste INCI des ingrédients : le moins c’est le mieux,
  • Le choisir si possible labellisé,
  • Bien se laver les mains avant utilisation du fait de sa texture solide.

 

Sources :

Anti-Inflammatory and Skin Barrier Repair Effects of Topical Application of Some Plant Oils. Lin TK, Zhong L, Santiago JL. 2017

https://cosmeticobs.com/fr/articles/actus-59/karite-un-choix-durable-pour-les-cosmetiques-3168

https://www.fao.org/3/t8320f/T8320F05.htm

https://www.fao.org/3/y5918f/y5918f12.pdf

https://www.fao.org/fao-stories/article/fr/c/1369882/

Dall’Oglio F, Musumeci ML, Puglisi DF, Micali G. A novel treatment of diaper dermatitis in children and adults. J Cosmet Dermatol. 2021 Apr;20 Suppl 1(Suppl 1):1-4. doi: 10.1111/jocd.14091. PMID: 33934478; PMCID: PMC8252753.

Lin TK, Zhong L, Santiago JL. Anti-Inflammatory and Skin Barrier Repair Effects of Topical Application of Some Plant Oils. Int J Mol Sci. 2017 Dec 27;19(1):70. doi: 10.3390/ijms19010070. PMID: 29280987; PMCID: PMC5796020.

Hon KL, Tsang YC, Pong NH, Lee VW, Luk NM, Chow CM, Leung TF. Patient acceptability, efficacy, and skin biophysiology of a cream and cleanser containing lipid complex with shea butter extract versus a ceramide product for eczema. Hong Kong Med J. 2015 Oct;21(5):417-25. doi: 10.12809/hkmj144472. Epub 2015 Aug 28. PMID: 26314567.

Magali Saussey, Pascale Moity Maïzi. Reconnaître les savoir-faire dans un artisanat en Afrique de l’Ouest : le cas du beurre de karité au Burkina Faso. ISDA 2010 Innovation and Sustainable Development in Agriculture and Food, Jun 2010, Montpellier, France. ffhal-02753357f

https://www.jacionline.org/action/showPdf?pii=S0091-6749%2810%2901636-2

 

Crédit photo : Ji-Elle

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Couches lavables: conseils et précautions d’emploi

Bien que l’utilisation des couches jetables reste très majoritaire, les utilisateurs de couches lavables sont de plus en plus nombreux en France. En effet, certains parents, mais aussi des collectivités (crèches, maternités) ; se tournent vers cette option, notamment dans un souci de réduction des déchets. La controverse sur la qualité des couches jetables peut aussi peser dans ce choix. Ces dernières années, plusieurs études ou enquêtes ont incriminé la qualité des couches jetables et leur composition[1]. L’enquête de la DGGCRF en 2020 a toutefois révélé une amélioration de cette composition et l’absence de dépassement des seuils pour les substances recherchées.[2]

 

Une couche lavable est constituée de 3 épaisseurs :

  • La culotte de protection assure l’imperméabilité, elle est en général constituée de PUL (polyuréthane laminé) ou de laine (et nécessite alors une imperméabilisation préalable). Elle peut se fermer par scratch ou par pression
  • L’absorbant (également appelée insert, lange…) absorbe les urines. Il en existe de différentes compositions (coton, chanvre, bambou, microfibre…).
  • Le voile de protection qui recueille les selles et permet de les jeter, est constitué de tissé de cellulose (lavable si non souillé par des selles, jetable sinon) ou de tissu tel que la laine (lavable).

 

Il existe différents modèles de couches et les 2 premières épaisseurs peuvent être cousues ou séparées.

 

Les couches lavables paraissent une bonne option, respectant la santé du bébé par leur composition plus saine et naturelle, ainsi que la planète. Voici néanmoins quelques points sur lesquels être attentifs pour bien choisir et utiliser les couches lavables.

En ce qui concerne la santé du nourrisson :

  • Afin d’éviter d’éventuels résidus de pesticides ou de traitements chimiques du textile, tournez-vous vers des textiles biologiques ou certifiés Oeko-Tex pour la partie absorbante.
  • Pour limiter l’exposition aux substances problématiques : Évitez l’utilisation d’huiles essentielles, préférez une lessive éco labelisée sans parfum et sans assouplissant.
  • Pour éviter le développement de moisissures et bactéries, stockez les couches sales à sec, laver les parties absorbantes à 60°C, veillez à ce que les couches propres soient bien sèches avant de les ranger, et préférez pour cela un endroit sec et aéré.
  • Enfin, il est important (tout comme pour l’utilisation de couches jetables) d’encourager les changes fréquents afin de réduire le risque d’érythème fessier.

 

De plus, en ce qui concerne l’impact environnemental : [3]

  • Il est important de laver les couches en machine « pleine », avec le reste du linge de la famille, de respecter les conseils de températures de lavage (60°C pour la partie absorbante et 30 à 40°C pour la partie imperméable) et de laisser sécher les couches à l’air libre (éviter l’utilisation du sèche-linge).
  • Orientez éventuellement vers des couches de seconde main et vers une ré-utilisation pour la fratrie.

 

[1] Sécurité des couches pour bébé. Avis révisé de l’ANSES. Rapport d’expertise collective. Janvier 2019 https://www.anses.fr/fr/system/files/CONSO2017SA0019Ra.pdf

[2] https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/substances-chimiques-dans-les-couches-pour-bebes-la-derniere-enquete-de-la-dgccrf-confirme

[3] Etude technico-économique et environnementale pour la promotion de l’utilisation de changes lavables dans les structures d’accueil de la CUS et du Bas-Rhin, Chantier d’application ECO-Conseil, 2010 http://www.ademe.fr/alsace/projets-DR/pages-infos.html

 

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Que penser des vêtements anti-UV et comment les choisir ?

La dangerosité des rayons du soleil est bien connue et en particulier concernant les enfants. En effet le mélanome (l’un des cancers de la peau les plus dangereux) résulte d’une exposition trop importante au soleil, notamment dès l’enfance. Il existe une corrélation entre la fréquence et la sévérité des coups de soleil reçus dans l’enfance et le risque de mélanome.

Santé publique France recommande ainsi de :

  • Préférer rester à l’ombre, en particulier entre 12h et 16h en France métropolitaine et 11h et 15h dans les DROM (Départements et Régions d’Outre-Mer) dès que l’indice UV est supérieur à 3.
  • Porter :
    • des vêtements couvrants (tee-shirt ou chemise avec des manches et un bas arrivant en dessous du genou au moins),
    • un chapeau à large rebord,
    • des lunettes de soleil avec filtre anti UV
  • Pour les parties découvertes, ou s’il n’est pas possible de rester à l’ombre, appliquer généreusement de la crème solaire.
  • Ne jamais exposer un bébé de moins de 2 ans au soleil.
  • Etre vigilant à l’exposition au soleil pendant la grossesse, qui peut provoquer une hyperpigmentation de la peau (le « masque de grossesse » ou une ligne brune sur le ventre).

Retrouvez le détail de toutes les recommandations sur le lien suivant : https://www.santepubliquefrance.fr/les-actualites/2020/les-risques-de-l-ete-quelques-precautions-a-prendre

 

Dans ce cadre, que penser des vêtements anti-UV ?

Ce sont des vêtements fabriqués dans des textiles qui respectent les normes européennes de protection solaire.

Le caractère anti-UV d’un vêtement résulte de plusieurs facteurs : la construction dense avec un tissage serré du textile, la composition des fils (le polyester est plus efficace que le coton), le poids du tissu (un tissu lourd et épais protège mieux), sa couleur (les couleurs foncées ou vives bloquent mieux les rayons UV) ou encore l’ajout d’un additif pour augmenter son efficacité.

Plusieurs processus existent pour conférer à un textile une protection anti-UV : la conception d’un maillage très serré, l’imprégnation du tissu par un filtre anti-UV ou encore l’ajout de particules de céramiques ou de dioxyde de titane à la fibre textile.

Les vêtements anti-UV doivent répondre à des normes d’efficacité. L’UPF (Ultra Violet Protection Factor) doit être indiqué sur le vêtement, il s’agit du niveau de protection du textile et plus exactement la proportion des UV bloqués.

Par exemple, pour l’UPF 50+ :  le textile bloque au minimum 95 % des UVA et 98 % des UVB  

Plusieurs normes d’efficacité existent. Parmi elles, UV-Standard 801 certifie les qualités anti-UV des produits textiles en conditions d’utilisation intensives « réelles » (produits lavés, humidifiés et étirés). Cette norme semble ainsi être la plus favorable aux utilisateurs.

En effet, plus un tissu est mouillé, distendu ou vieilli, plus sa protection contre les rayons UV sera diminuée.

En conclusion, les mesures classiques de protection du soleil citées plus haut restent les plus importantes à appliquer. Les vêtements anti-UV peuvent être utiles en apportant une protection supplémentaire. Pour cela, vérifiez qu’ils assurent au minimum une protection UPF50 + (dans l’idéal certifié par UV-Standard 801). Privilégiez des vêtements anti-UV dont l’efficacité est garantie grâce à un tissage serré, sans traitement chimique. Le label de qualité Oeko-tex peut être un « plus ».

Il est nécessaire de renouveler régulièrement les vêtements anti-UV car leur efficacité peut diminuer lorsqu’ils sont vieillis ou distendus.

Si vous préférez vous en tenir aux vêtements classiques, tournez-vous vers un vêtement foncé, au tissage serré, en polyester plutôt qu’en coton, et non distendu (plutôt ample). En effet, l’UPF d’un T-shirt blanc en coton est compris entre 4 et 15 alors qu’un T-shirt noir neuf peut atteindre 50.

Dans tous les cas, veillez à ce que les enfants de moins de 2 ans ne soient jamais exposés au soleil.

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Le liniment pour la toilette du siège, est-ce une bonne idée ?

Dans la pharmacopée, le liniment calcaire est défini comme une préparation composée de 50% d’une solution d’hydroxyde de calcium (eau de chaux) et de 50% d’huile d’olive vierge. La fonction de l’hydroxyde de calcium est d’être un agent neutralisant et celle de l’huile d’olive d’être un adoucissant. Le liniment calcaire est destiné à un usage dermatologique émollient et protecteur.

Produit simple et peu couteux, il a été largement plébiscité ces dernières années ? conduisant à des mésusages. On fait donc le point sur le liniment.

Un produit sans tensioactif

Ce n’est pas un produit détergent car il ne contient pas de tensioactif. S’il est utilisé à la place d’un nettoyant, il peut favoriser la prolifération de levures[1]. Le « nettoyage » réalisé quand on utilise du liniment n’est pas dû au produit mais à l’action mécanique du coton sur les fesses de l’enfant. Il ne peut donc pas se substituer à un nettoyage avec un savon doux.

Cependant, c’est un produit intéressant pour des changes occasionnels, notamment souillé d’urine. En effet, le côté pratique du liniment rend son usage aisé en dehors du domicile. De plus, le pH alcalin de l’eau de chaux va venir neutraliser l’acidité de l’urine et le pouvoir filmogène de l’huile d’olive protégera la peau en l’isolant de l’urine et des selles. Dernier argument, il n’est pas irritant contrairement à bon nombre de lingettes jetables.

Un produit sans rinçage

Applications fréquentes, sur une grande surface de peau et dans une zone humide et sous occlusion, il convient d’être particulièrement vigilant aux cosmétiques appliqués sur le siège de bébé. Or le liniment est un produit sans rinçage. Ainsi son temps de contact avec l’épiderme est plus important qu’un produit rincé, facilitant le passage de ses composants à travers la barrière cutanée. C’est une des raisons pour lesquelles, il est recommandé d’utiliser plutôt de l’eau claire et éventuellement un savon surgras sur cette zone.

En effet, même si initialement le liniment ne se compose que de deux ingrédients, il n’est pas rare de rencontrer des liniments contenant pas moins de 10 ingrédients. De plus, souvent conditionné dans des flacons en plastique, le caractère gras du liniment (50% d’huile d’olive) pourrait favoriser la migration de contaminants du contenant vers le contenu.

Utiliser uniquement sur la zone du siège

Le liniment peut provoquer de l’acné s’il est appliqué sur le visage et des folliculites si on l’utilise sur le corps. En effet, l’huile d’olive qui le compose est comédogène[2].

Utiliser uniquement sur une peau saine

Dès lors que l’enfant présente un érythème fessier, il faut cesser d’y appliquer du liniment. On se contentera alors d’eau clair en prenant soin de bien sécher et de tenter de laisser au maximum les fesses de bébé à l’air.

Une préparation qui se déphase

Le faire soi-même semble a priori une bonne idée pour s’assurer d’une composition correcte. Or le mélange eau de chaux et huile d’olive a tendance à se déphaser naturellement et c’est l’eau de chaux qui se présente alors en premier. Or celle-ci a des propriétés corrosives. Le risque est de provoquer des brûlures cutanées[3]. Il est donc préférable d’opter pour un liniment stabilisé prêt à l’emploi.

Conseils :

  • Privilégier pour la toilette du siège l’eau claire + / – le savon surgras (en cas de selles),
  • Bien sécher les fesses de bébé et changer régulièrement ses couches pour prévenir l’apparition d’érythème fessier,
  • Utiliser le liniment occasionnellement sur le siège, notamment quand il n’y a pas d’accès à l’eau,
  • Choisir un liniment oléo-calcaire prêt à l’emploi, stabilisé, avec une liste courte d’ingrédients et si possible labellisé.

[1] Korsaga-Somé N, Maruani A, Nadal M, Dannepond C, Le Bidre E. Acné et folliculites du nourrisson liées à un mésusage du liniment oléo-calcaire. 2015

[2] Korsaga-Somé N, Maruani A, Nadal M, Dannepond C, Le Bidre E. Acné et folliculites du nourrisson liées à un mésusage du liniment oléo-calcaire. 2015

[3] AFFSAPS  – Bulletin des vigilances n°42 – Décembre 2010

Publié le 03.08.2021

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J’ai lu que le fait de faire cuire les fruits et les légumes enlevait une grande partie des résidus de pesticides. Est-ce vrai ?

Les pesticides sont des substances chimiques dont la terminaison en « cide » indique qu’ils ont pour fonction de tuer des êtres vivants. Ce sont donc des produits toxiques pour leur cible à savoir les champignons pour les fongicides, les insectes pour les insecticides, les herbes pour les herbicides etc… Mais malheureusement ils présentent également un risque toxique pour certains organismes qu’ils ne ciblent pas et notamment pour l’homme comme le montrent de nombreuses études en particulier chez les agriculteurs qui constituent la population la plus exposée.

La cohorte Pelagie a mis en lumière par exemple un accroissement du risque de troubles congénitaux (fentes orales et hypospadias) chez des nouveau-nés de mères travaillant en milieu agricole, horticole, dans les serres ou en médecine vétérinaire (Chevrier C et al ; 200).

Les mêmes observations ont été faites à Montpellier dans un échantillon de 1442 nouveau-nés issus de familles d’agriculteurs.  Les anomalies concernaient cette fois-ci des hypospadias, des cryptorchidies et des micropénis (Gaspari L et al ; 2011).

Toutes ces observations ont étés constatées chez des femmes exposées aux pesticides de par leur activité professionnelle et donc pour une exposition importante mais qu’en est-il pour une exposition minime chronique par l’alimentation en population générale ?

Très récemment l’EFSA a réalisé deux études visant à évaluer les risques de l’exposition chronique aux résidus de pesticides par l’alimentation, d’une part pour le fonctionnement du système nerveux, et d’autre part pour les fonctions thyroïdiennes.

D’après les résultats de ces études l’EFSA indique que le risque pour le consommateur d’une exposition cumulée par l’alimentation est inférieur au seuil qui requiert une action réglementaire et ce pour tous les groupes de populations couverts (de l’enfant en bas-âge à l’adulte).

Malgré ces derniers résultats très rassurants, au vu de la fragilité de notre public cible et au vu des impacts sanitaires préoccupants que nous avons cités plus haut il semble primordial d’appliquer le principe de précaution et donc de limiter au maximum l’exposition des femmes enceintes et des très jeunes enfants aux résidus de pesticides par la voie alimentaire.

Mais alors comment s’y prendre ?

Tout d’abord et c’est maintenant bien connu du grand public en lavant, frottant et épluchant les fruits et légumes.

Et les modes de cuisson alors ? Ont-ils tous la même efficacité sur les résidus de pesticides ?

Une revue de la littérature belge parue en 2009 concluait que dans la majorité des cas cuire les fruits et légumes réduisait les résidus de pesticides. (Keikhotlhaile BM et al, 2009).

Si l’on regarde les choses d’un peu plus près il semblerait que la diminution des résidus de pesticides soit dépendante de plusieurs paramètres :

–          la localisation physique des résidus de pesticides

–          leurs propriétés physico-chimiques telles que leur solubilité ou leur volatilité

–          leurs caractère hydrophile ou lipophile

–          leurs dégradation thermique.

C’est ainsi par exemple qu’une étude sino-américaine de 2015 (Huan Z et al ;2015) a montré que le blanchiment (le fait de faire cuire à 100 degrés pendant 1 minutes puis à 10 degrés pendant 1 minute) réduisait les résidus de pesticides hydrophiles mais qu’à l’inverse cela pouvait entrainer une concentration des résidus de pesticides lipophiles notamment lorsque l’on utilisait un système de cuisson ouvert.

Une étude Polonaise en 2018 a montré également une concentration des résidus de pesticides lipophiles après ébouillantage dans un système de cuisson ouvert sur les fraises et les cassis. (Jankowska M. et al ; 2018)

En conclusion on peut être rassurant : les résidus de pesticides dans leurs grandes majorités diminuent la plupart du temps lors de la cuisson.

Si l’on souhaite aller plus loin on peut également recommander d’utiliser des systèmes de cuisson fermés lorsque l’on fait mijoter afin d’être certain de ne pas risquer de concentrer certains résidus de pesticides.

 

Publié le 29.07.2021

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Je suis enceinte et je souhaite me colorer les cheveux. Est-ce une bonne idée ?

Il existe deux familles de teintures capillaires. La première, la coloration chimique, utilise une base, souvent l’ammoniaque, qui ouvre les écailles du cheveu pour y faire pénétrer les pigments synthétiques. La couleur rentre dans la fibre capillaire et la colore pour longtemps mais en l’abîmant. En revanche, la coloration végétale ne rentre pas dans le cheveu mais l’enveloppe et le gaine. Elle est moins agressive.

La coloration chimique utilise de nombreux ingrédients synthétiques qui peuvent entraîner des irritations du cuir chevelu et des problèmes d’allergies (paraphénylène diamine ou PPD, p-aminophénol, thiazolinones…), des brûlures cutanées ou encore des dérèglements hormonaux dus aux perturbateurs endocriniens (résorcinol) qui entrent dans leurs compositions. Cette technique est bien évidemment à éviter ; que l’on soit enceinte ou non.

Les colorations végétales étant constituées de poudres de plantes, elles sont plus saines. Leur action est certes temporaire, mais plus douce pour les cheveux. Différentes plantes peuvent être utilisées : le henné (Lawsonia inermis), l’indigo (Indigofera Tinctoria), le brou de noix (Juglans regia), la camomille (Matricaria recutita), la garance (Rubia Tinctorum)… Les extraits végétaux (racines, fleurs, feuilles et parfois écorce) sont séchés puis broyés finement pour obtenir une poudre, que l’on mélangera à de l’eau. Cette pâte est ensuite appliquée consciencieusement sur l’ensemble de la chevelure et nécessite un temps de pause d’environ 1h30-3h00. Le rinçage se fait à l’eau et est suivi d’un shampoing doux. Une couleur au henné s’estompe naturellement en deux à trois mois. Conseil : 48h avant l’application faites un test d’allergie dans le creux du coude pour vérifier votre tolérance à la teinture végétale choisie.

Mais attention, même avec une coloration végétale il faut être vigilant sur la composition et s’assurer de la « pureté » du produit. Le terme « végétal » n’est pas encadré. Certaines marquent jouent sur la confusion et leurs produits peuvent contenir les substances toxiques mentionnées plus haut. Pour vous aider, recherchez bien sur les emballages la présence des labels officiels : Ecocert, Cosmébio, BDIH…

 

FOCUS : vous êtes enceinte et travaillez dans un salon coiffure ? N’hésitez pas à en parler à la médecine du travail car vous pouvez bénéficier de certains aménagements de votre poste. Plus d’infos : https://www.inrs.fr/metiers/commerce-service/coiffure/coiffure-solutions

 

Publié le 29.07.2021

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J’ai entendu dire qu’il fallait laver les vêtements neufs avant de les porter, pourquoi ?

Chaque année, un Français achète en moyenne 9 kg de vêtements. Ce chiffre est croissant car les enseignes de « fast fashion proposent jusqu’à une vingtaine de collections différentes par an selon les marques. Les prix sont attractifs mais la qualité n’est pas au rendez-vous. Les conditions sociales et environnementales de fabrication sont souvent catastrophiques. La mode pour les plus petits n’est pas épargnée.

Cette industrie est l’une des plus polluantes au monde. Coton, lin, fibres alternatives… leurs cultures sont très gourmandes en eau, engrais et pesticides. Le polyester, une sorte de fil plastique, est fabriqué à partir de combustibles fossiles et non biodégradables. Lors du lavage en machine, des microparticules plastiques sont relarguées dans les milieux aquatiques.

Pour colorer les vêtements, plus de 1 900 produits chimiques sont utilisés par l’industrie de la mode (filature, tissage, teinture, brillance…) dont 165 classés par l’Union européenne comme dangereux pour la santé ou l’environnement. Dans les pays en développement où sont fabriqués bon nombre des vêtements occidentaux, la législation est souvent mal appliquée ou absente et les eaux usées sont rejetées sans filtre vers les cours d’eau naturels.

Parfois les industriels incorporent dans les tissus des traitement spécifiques pour leur conférer des propriétés anti-bactériennes, anti-odeurs, infroissables… Il s’agit de substances problématiques comme par exemple des nanoparticules d’argent ou des perfluorés.

Comble de tout cela, plus de 30 % de nos vêtements ne sont pas portés depuis au moins un an. Quand on s’en débarrasse plus de la moitié ne sont pas recyclés et finissent en déchets.

Voici quelques conseils pour faire attention à sa santé et à la planète :
– Se questionner avant d’acheter : simple envie ou réel besoin ?
– Impératif : toujours laver les vêtements neufs avant de les porter ;
– Évitez les motifs et imprimés en plastique : ils peuvent contenir des phtalates ;
– Faites attention aux allégations anti-bactériennes, anti-odeurs, infroissables ;
– Pour les plus petits privilégiez le coton, bio de préférence ;
– Pensez aux vêtements d’occasion car les substances néfastes seront beaucoup moins présentes que dans des habits neufs.
– Recherchez certains labels, notamment pour les habits en contact direct avec la peau (bodys, sous-vêtements, collants…) : comme Oeko-Tex®, Nordic Ecolabel®, ou encore Ecolabel Européen.

 

Mis en ligne le 29.07.2021

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Les microplastiques : qu’est ce que c’est ?

Les microplastiques (MP) sont des plastiques dont la taille est comprise entre 5 millimètres et quelques centaines de nanomètres, soit 70 fois plus petit que l’épaisseur d’un cheveu. Comme beaucoup de polluants ils sont ubiquitaires. Ils sont retrouvés partout dans l’environnement : l’air, les habitations, les cours d’eau, les sols mais aussi les océans. L’ensemble des espèces vivantes, des plus petites comme le zooplancton, aux plus grandes comme les baleines, peuvent les ingérer. (Anses, 2020)

On les retrouve donc dans l’environnement, mais d’où viennent-ils ?

  • Microplastiques primaires : c’est-à-dire vendus comme tels => microbilles de plastiques Ex : exfoliants pour les cosmétiques. Ces MP primaires représentent 15 % à 30 % des MP retrouvés dans l’environnement.
  • Produits issus de la dégradation des microplastiques : UV, vagues, abrasion, frottements… 70 % des MP retrouvés dans l’environnement. Problématique amplifiée car la dégradation est continue jusqu’au nanoplastique.

Ils se retrouvent dans la nature, mais sommes-nous exposé.e.s ?

Oui, selon une méta-analyse effectuée par WWF nous ingérerions 5g de microplastiques par semaine, l’équivalent d’une carte de crédit. L’eau potable, les fruits de mer, la bière et le sel représentent les sources principales d’exposition.

Il semblerait que nous ne fassions pas que de manger les microplastiques, selon la même méta-analyse, nous respirons aussi ces microplastiques.

(Pour l’exposition des femmes enceintes voir : http://www.projetfees.fr/presence-de-microplastiques-dans-des-placentas-de-femmes-enceintes/)

Qu’en est-il des nourrissons ?

La source d’exposition majeure pour les bébés sont les biberons en plastique. Il est donc possible de limiter l’exposition. En effet les microplastiques se libèrent proportionnellement à la température à laquelle on chauffe le plastique (de la même manière que les additifs des plastiques, type phtalates).

Que nous conseillez-vous de faire ?

Si possible utiliser des biberons en verre ou en inox (voir aussi : http://www.projetfees.fr/que-penser-des-biberons-en-inox/)

Si vous optez pour les biberons en plastique (anti-collique, etc… ) :

  • Rincez les biberons trois fois à l’eau stérilisée froide après stérilisation lors de la première utilisation.
  • Chauffez la préparation dans un récipient en verre puis versez la dans le biberon en plastique.
  • Ne secouez pas le biberon (sous l’effet mécanique des microplastiques se libèrent).

Quels effets sur la santé de l’ingestion de microplastiques?

En l’état actuel, aucune étude n’a encore pu montrer avec certitude un effet sur la santé humaine de cette ingestion prouvée de microplastiques.

Mais l’exposition aux plastiques, à leurs additifs notamment, entraînent des problèmes de santé prouvés (Ex : BPA, voire BPS, phtalates etc…) => rester sur les recommandations habituelles : ne pas faire chauffer d’aliments solides / liquides dans du plastique. Préférer le verre ou l’inox. Attention aux fausses bonnes solutions comme la fibre de bambou, mélamine etc…

Publié le 16/03/2021

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