Quelques résultats clés du Baromètre de Santé publique France 2024

Depuis plus de trente ans, le Baromètre de Santé publique France (SPF) est un outil indispensable pour comprendre les comportements, les perceptions et les déterminants de santé des personnes vivant en France. Avec plus de 35 000 personnes interrogées, cette enquête permet de compléter les systèmes de surveillance existants en recueillant des données sur l’adhésion vaccinale, la consommation de tabac ou d’alcool, les pensées suicidaires ou encore la santé perçue, etc.

Des infographies nous présentent les chiffres clés concernant 8 enjeux de santé publique :

  • la consommation d’alcool,
  • la consommation de tabac,
  • le sommeil,
  • la sédentarité,
  • l’activité physique,
  • l’adhésion à la vaccination,
  • les événements climatiques extrêmes,
  • la prévention canicule.

                           

Retrouvez les résultats complets de l’édition 2024, et le lien pour télécharger ces infographies ici

Appel à projet 1000 premiers jours à destination des acteurs locaux

Pour décliner sa politique des 1000 premiers jours, l’État lance un appel à projets à destination des acteurs locaux en les invitant à proposer des initiatives pour leur territoire.

Les candidats sont invités à proposer des initiatives dans l’un des trois domaines suivants :

  • Accompagner la création de nouvelles maisons des 1000 premiers jours ou l’évolution de projets existants, en développant leur offre de services. L’appel à projets est accompagné d’un référentiel pour donner des repères sur ces projets en termes d’offre de services, de partenariats et de fonctionnement des maisons des 1000 premiers jours.
  • Protéger les tout-petits aux risques d’exposition aux écrans et accompagner leurs parents dans leurs usages des écrans. Les projets éligibles peuvent consister à développer des actions, outils ou ressources à destination des parents ou des professionnels au contact des parents.
  • Soutenir des initiatives favorisant la place des pères et co-parents et leur implication dans le parcours des 1000 premiers jours. Les projets peuvent proposer des actions directement dédiées aux pères ou co-parents, de sensibilisation, d’aide à la parentalité, ou prendre appui sur des actions existantes en les adaptant à l’accueil des pères et coparents.

Plus d’informations ici .

L’appel à projets mobilise au plan national une enveloppe de 2,2 M€. Cette enveloppe sera répartie au niveau régional. 

Vous êtes une collectivité territoriale, un établissement de santé, médico-social ou social, un établissement d’accueil du jeune enfant, une association, une entreprise de l’économie solidaire, vous souhaitez développer un projet selon l’un des trois objectifs de l’instruction?

Vous pouvez d’ores et déjà vous manifester auprès de l’ARS de votre région. Candidature à déposer au plus tard fin juin 2026 : rendez-vous sur le site de votre ARS.

Tabagisme en France : première cause de mortalité évitable malgré une baisse encourageante

Santé Publique France a publié en février 2026 les estimations de la mortalité attribuable au tabagisme en France. Le tabac reste ainsi responsable de 68 000 décès prématurés en France en 2023 soit 11% de la mortalité totale (16 % chez les hommes et 6 % chez les femmes). Ces chiffres montrent une légère baisse par rapport à 2015 (-7000 décès).

La majorité de ces décès sont dus aux cancers, mais les maladies respiratoires et cardiovasculaires représentent également une part importante des décès liés au tabac. Cette mortalité est le reflet d’habitudes tabagiques anciennes. Elle révèle également des disparités régionales importantes, certaines régions comme les Hauts-de-France, le Grand Est et la Corse sont beaucoup plus touchées que l’Île-de-France.

Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France 2024, 55% des fumeurs quotidiens souhaitent arrêter de fumer. Santé publique France et le ministère de la Santé lancent donc, du 16 février au 15 mars 2026, la campagne « Devenir Ex-fumeur ». Cette campagne rappelle que le dispositif Tabac info service est gratuit et accessible toute l’année pour aider les fumeurs dans leur arrêt du tabac.

Lien vers l’article pour plus d’informations.

Congrès SFSE 2026 à Paris : l’appel à communications est lancé.

Le Congrès de la Société Francophone de Santé et Environnement (SFSE) se déroulera à Paris du 3 au 5 novembre 2026 et aura pour thématique :

« Evolutions des approches en santé-environnement : progrès accomplis et ambitions ».

L’appel à communications est lancé ! La SFSE et le conseil scientifique du Congrès souhaitent mobiliser l’ensemble des secteurs, disciplines et communautés d’acteurs pouvant partager, analyser et discuter des différentes approches en santé-environnement – anciennes, actuelles ou émergentes ; de la recherche à la pratique, en passant par la gouvernance – et d’explorer collectivement les perspectives.

Les échanges viseront notamment à confronter les méthodes, à débattre de leurs pertinences et complémentarités, notamment dans leurs applications opérationnelles.

Les participants sont invités à proposer des communications pouvant s’intégrer à un ou plusieurs des axes ci-dessous et permettant de discuter des apports des évolutions passées ou souhaitables :

Axe 1 : Promotion de la santé

Axe 2 : Prévention et sécurité sanitaire

Axe 3 : Gouvernance et prise de décision à différentes échelles

Axe 4 : Participation citoyenne au champ santé-environnement 

Axe 5 : Discussion – Évolutions générales et globales de la santé-environnement et de ses concepts

Les résumés en langue française sont attendus avant le 15 mai 2026.

Pour plus d’informations, consultez l’appel à communications.

Colloque ARET-SFTG-STCM à Amiens : « Périnatalité et environnements toxiques : nouveaux enjeux »

L’ARET s’associe à la SFTG et à la STCM pour proposer un colloque les 21 et 22 mai 2026 à Amiens, Pôle Universitaire Cathédrale. L’intitulé de ce colloque est « Périnatalité et environnements toxiques : nouveaux enjeux ».

Au programme :
  • Les impacts du changement climatique et des polluants de l’air sur la mère et l’enfant
  • Microbiotes, microplastiques et contaminants du lait maternel
  • Risques émergents : qualité du sperme, édulcorants, antirétroviraux, exposition précoce à l’aluminium
  • Nouveaux outils : modélisation PBPK, analyses « omics », modèles placentaires
  • Une table ronde : « Quelles actions pour demain ? »

L’APPA interviendra lors de la table ronde du 22 mai après-midi.

Plus d’informations sur le site internet dédié à l’évènement.

Télécharger le flyer du pré-programme.

Inscriptions possibles jusqu’au 1er avril 2026 : https://aret stcm sftg.sciencesconf.org/

 

 

 

Troisième journée régionale FEES en Auvergne

Le 2 décembre 2025, à l’occasion de la Troisième Journée Auvergnate FEES, des sages-femmes, des pédiatres et des auxiliaires de puériculture des maternités et des CPP d’Auvergne se sont mobilisées pour sensibiliser les futurs et jeunes parents aux enjeux de la santé environnementale en périnatalité, et plus particulièrement autour de l’alimentation à destination de la femme enceinte et des nouveau-nés.

Les ambassadrices FEES du réseau RSPA (Réseau de Santé en Périnatalité d’Auvergne) ont été accompagnées dans la préparation de cet évènement par des formatrices FEES de l’APPA et de la Mutualité Française Auvergne Rhône Alpes. Avec le soutien et l’accompagnement du RSPA, les professionnels du territoire (hospitaliers, territoriaux et libéraux) ont ainsi décidé de mettre en place un stand d’information axé sur l’alimentation. Des messages clés à transmettre ont été définis lors du temps de préparation de cette action, ainsi que les outils et méthodes d’animation afin de faire passer au mieux ces messages.

Des messages simples étaient donc délivrés autour de la consommation des aliments et des emballages. La plupart des maternités avaient cuisiné des cookies maison et le RSPA leur avait fourni des tickets de caisse de cookies industriels et de liste de course nécessaire à la réalisation de ces cookies afin de comparer le coût. Des informations pratiques et théoriques, des animations ludiques, des jeux de questions-réponses et des paniers garnis de légumes étaient mis à disposition par les ambassadrices FEES auvergnates. Ces dernières se sont adaptées aux besoins des visiteurs dans l’objectif de transmettre quelques messages clés essentielsAu total plus de 500 personnes ont été sensibilisées à travers l’ensemble des points de rencontre installés. Les publics sensibilisés ont été des femmes enceintes mais également des futurs et jeunes parents, des grands-parents, des visiteurs ayant des bébés dans leur entourage et même des professionnels de l’établissement, curieux de l’animation dans les halls des maternités. Plusieurs maternités ont également mis en place un charriot itinérant, permettant aux professionnels d’aller au plus près des patientes hospitalisées et des professionnels notamment au niveau du self.

Cette journée fut un succès. Les ambassadrices FEES et l’équipe du RSPA souhaitent inscrire cette journée dans la durée. De plus, cela a permis d’insuffler un élan motivationnel supplémentaire pour créer ou pérenniser des ateliers de sensibilisation à destination des futurs et jeunes parents dans chaque maternité.

Pour plus d’informations sur cette action, contactez les coordinatrices du réseau :

Juliette Thomazet  jthomazet@chu-clermontferrand.fr et Rebecca Stroppiana rstroppiana@chu-clermontferrand.fr

 

 

Journée Nationale FEES 2026

Le projet FEES

La vulnérabilité de la femme enceinte et du nourrisson face aux polluants environnementaux est désormais bien connue.

En effet, il est établi que des expositions pendant les 1000 premiers jours, peuvent avoir des impacts sanitaires à court, moyen et long terme, en augmentant le risque de maladies non transmissibles (maladies chroniques, cancers, maladies cardiovasculaires…). Ce mécanisme est connu sous le nom de DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease) : l’Origine Développementale de la Santé et des Maladies.

Depuis 15 ans, le Projet Femmes Enceintes Environnement et Santé (FEES) se mobilise sur la question des polluants présents dans l’air intérieur, l’alimentation et les cosmétiques.

La Journée Nationale FEES 2026

De nouveaux enjeux ont émergé ces dernières années et risquent de s’amplifier à l’avenir : expositions préconceptionnelles, infertilité, ou encore impacts du changement climatique. Où en sommes-nous ? Comment s’adapter et accompagner aux mieux nos patientes ? Quels leviers pour favoriser la bonne santé des générations à venir ?

L’équipe du projet FEES de l’APPA a souhaité lancer une réflexion sur ces enjeux lors de sa 3ème Journée Nationale FEES destinée aux professionnels de santé.

Ce colloque mettra à l’honneur des présentations scientifiques, des projets de recherche mais également des présentations d’initiatives concrètes locales pour enrichir les connaissances des professionnels mais aussi les inspirer les mobiliser sur ces sujets.

Professionnels de santé ou de la promotion de la santé, que vous soyez formés ou non dans le cadre du Projet FEES, rejoignez-nous pour cet évènement !

Accessibilité et contact

📍​ MAS – Maison Action Solidarité : 10/18 rue des terres au curé, 75013 PARIS

🎤​ Evénement en 100% présentiel uniquement – pas de replays disponibles.

📝 Uniquement sur inscription – 25€ repas inclus.

Nous vous remercions pour l’ensemble des inscriptions enregistrées.
L’événement et la liste d'attente sont désormais complet.

La JNF 2026 est organisée par l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique (APPA).

📧​ Contact : communication@appa.asso.fr | projetfees@appa.asso.fr

Ils nous soutiennent : merci à nos financeurs !

PFAS : une carte pour consulter les teneurs en PFAS dans les eaux

Une carte de visualisation des données a été créée, dans le cadre du plan d’action ministériel sur les composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS), et piloté par les ministères de l’écologie et de la santé.

Cet outil, développé par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), vise à informer le public sur les sites émetteurs de PFAS et sur les résultats des mesures de PFAS dans les milieux.

En décembre 2025, la carte nationale regroupait 2,7 millions d’analyses portant sur 34 PFAS.

Depuis le 1er Janvier 2026, des analyses de détection des PFAS dans l’eau potable deviennent obligatoires en France. La recherche systématique de 20 PFAS est intégrée au contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine par les Agences régionales de santé. La limite de qualité retenue est de 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS.

Liste des 20 PFAS recherchés dans l’eau potable : PFBA, PFBS, PFPeA, PFPeS, PFHxA, PFHxS, PFHpA, PFHpS, PFOA, PFOS, PFNA, PFNS, PFDA, PFDS, PFUnDA, PFUnDs, PFDoDA, PFDoDS, PFTrDA et PFTrDs.

Consultez la carte créée par le BRGM 

Pour plus d’informations, retrouvez nos autres actualités sur les PFAS :

https://www.projetfees.fr/fiches-pratiques-de-la-sfse-evaluation-et-gestion-des-pfas/

https://www.projetfees.fr/un-nouveau-plan-dactions-interministeriel-sur-les-pfas/

Résultats de l’étude PestiRiv

Santé publique France et l’Anses (l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ont réalisé l’étude Pestiriv pour mieux connaître l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes ou éloignées de toute culture.

En France, de nombreuses personnes vivent à proximité de vignes sur lesquelles des pesticides peuvent être appliqués. Or, peu de données sont disponibles sur l’exposition aux pesticides chez les riverains de zones viticoles, étape indispensable pour dimensionner au mieux et renforcer les mesures de prévention des expositions aux pesticides.

Cette étude, inédite en terme de sources d’exposition prises en compte (air, alimentation, activité professionnelle et usages domestiques), de diversité des échantillons collectés conjointement (air ambiant, air intérieur, poussières, urines, cheveux, aliments autoproduits) et de maillage territorial, avec 265 sites répartis dans 6 régions viticoles; a différents objectifs.

  • Objectif principal : savoir s’il existe une différence entre l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes et de celles vivant loin de toute culture.
  • Objectifs secondaires :
    • mieux connaître les facteurs qui influencent cette exposition (par exemple : distance aux vignes, comportements du quotidien) ;
    • décrire la variation de l’exposition au cours de l’année ;
    • étudier les liens entre les niveaux de pesticides retrouvés dans les différentes catégories d’échantillons (urines, cheveux, poussières, air intérieur et air extérieur).

Elle s’est déroulée dans 6 régions viticoles et concerne 1 946 adultes de 18 à 79 ans et 742 enfants de 3 à 17 ans. Les foyers ont été sélectionnés par tirage au sort dans des communes :

  • de zones viticoles situées à moins de 500m de vignes ;
  • de zones situées à plus de 1 km de tout culture (y compris vignes).

Les résultats de l’étude montrent que :

  • Les riverains des zones viticoles sont plus exposés aux pesticides appliqués sur ces cultures que les personnes éloignées de toute culture. Ces expositions sont par ailleurs plus importantes en période de traitement. L’augmentation de l’imprégnation biologique en zones viticoles est observée à la fois chez les adultes et les enfants.
  • Les quantités de produits utilisés et la proximité des habitations avec les vignes sont les deux principaux facteurs d’exposition.

Retrouvez l’article de Santé Publique France à propos de l’étude et la synthèse des résultats

Danger des produits ménagers : l’Anses a proposé de catégoriser ces produits pour une meilleure information des consommateurs

Le Plan national santé environnement (PNSE4) prévoit de renforcer la lisibilité de l’étiquetage des produits ménagers, afin de mieux informer les consommateurs.

C’est dans ce contexte que l’Anses a été saisie, et a élaboré / testé puis proposé en février 2025 deux méthodes différentes, basées sur une approche scientifique, pour proposer aux ministères une démarche de catégorisation des produits ménagers selon leur niveau de danger pour la santé et l’environnement. Plusieurs types de produits ont été pris en compte : ceux destinés à l’entretien du linge, des surfaces, des sanitaires et de la vaisselle, ainsi que les insecticides, les répulsifs, les rodenticides et les désodorisants d’atmosphère.

La première méthode se fonde principalement sur les dangers sanitaires et environnementaux de l’ensemble des substances entrant dans la composition des produits. La seconde sur la classification des produits eux-mêmes, selon le règlement CLP (règlement européen relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage). Dans les deux cas, les méthodes s’intéressent tout particulièrement à la présence de substances particulièrement préoccupantes. « Les substances classées réglementairement comme cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques sont interdites dans les produits ménagers au-delà d’une certaine concentration, explique Pauline Guillou, coordinatrice de l’expertise. Il est donc possible de les trouver en plus faible quantité dans ces produits. »

En plus de ces critères toxicologiques, l’Anses propose de tenir compte d’autres critères en lien avec le mode d’utilisation et la composition du produit, qui peuvent également augmenter la toxicité du produit (produit sous forme de spray, grand nombre de substances augmentant le risque d’effet cocktail, présence de parfum ou de colorant…).

À partir de ces différents critères, chaque méthode propose le calcul de scores permettant de catégoriser les produits selon leur niveau de danger; chacune proposant deux scores distincts : l’un évaluant le danger du produit pour la santé humaine et l’autre le danger pour l’environnement.

Comme indiqué dans les objectifs du PNSE4, la mise en place d’une telle catégorisation vise aussi à inciter les fabricants à améliorer la composition des produits ménagers afin de diminuer leur toxicité.

L’Agence a testé les méthodes proposées sur un panel de 72 produits. Elle recommande qu’elles fassent l’objet d’une phase d’expérimentation à grande échelle pour améliorer leur robustesse et leur applicabilité. À partir des travaux de l’Anses, il appartiendra aux ministères à l’origine de la saisine de retenir une approche pour catégoriser les produits et choisir le type d’affichage à apposer sur ceux-ci.

Pour en savoir plus, lisez l’article de l’Anses à ce sujet.