La nouvelle version du carnet de maternité intègre des conseils santé-environnement.

Le carnet de maternité a notamment pour but de transmettre aux femmes enceintes une information claire sur le déroulement de leur grossesse. Ce document leur est délivré par leur conseil départemental. Un arrêté du 19 décembre 2025 précise que le carnet de maternité comprend :

  • des informations utiles en prévention et promotion de la santé, de la grossesse au postpartum dans l’objectif d’améliorer la santé de la femme et du nouveau-né, conformément aux recommandations et connaissances scientifiques en vigueur ;
  • des éléments médicaux relatifs au suivi périnatal en complément du dossier médical obstétrical.

La nouvelle version du carnet de maternité, prenant en compte ces précisions, est disponible depuis le 1er mars.

Dans le nouveau modèle du document, des informations sont notamment ajoutées sur le risque de dépression post-partum.

Le carnet contient également des conseils pratiques pour limiter l’exposition aux polluants dans les gestes du quotidien, notamment dans la partie « Bien vivre ma grossesse ».

Ce nouveau modèle est divisé en 5 grandes parties :

  • informations et conseils (je découvre ma grossesse ; bien vivre ma grossesse ; l’accouchement et le séjour à la maternité ; le retour à la maison et la période post-accouchement)
  • éléments médicaux ;
  • ressources pour les professionnel(le)s de santé ;
  • sites internet utiles ;
  • ressources sur mon territoire.

Consultez la nouvelle version du carnet , et pour en savoir plus sur cet outil : lisez l‘article du site Service Public .

Baromètre de l’ADEME sur la qualité de l’air : les perceptions des français à l’égard de la pollution de l’air

 

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a récemment publié une étude qui a été réalisée sur l’année 2025 intitulée « Perceptions des Français à l’égard de la pollution de l’air ».

Cette étude indépendante analyse : les perceptions des français quant à la pollution de l’air et ses sources ainsi que les mesures à mettre en place qui pourraient limiter cette pollution et leurs pratiques.

En France, la grande majorité des habitants reconnaissent l’impact important de la qualité de l’air sur la santé et témoignent en avoir déjà été témoin.

Malgré cela, on observe une diminution du soutien apporté aux dispositifs permettant de lutter activement contre la pollution de l’air, surtout pour les mesures contraignantes (véhicules polluants…). D’autres sources de pollutions comme le chauffage au bois non-performant ou encore le brûlage des déchets verts sont méconnus du grand public. La plupart des Français soucieux de la qualité de l’air s’informent via des bulletins météorologiques de grands médias et seulement une minorité sur des canaux spécialisés. Ce phénomène est particulièrement observable dans les grandes métropoles.

Cette recherche analyse et met en relation les différentes perceptions des Français vis-à-vis de la pollution de l’air. Plusieurs aspects sont abordés comme ses sources, les mesures qui pourraient permettre de limiter cette pollution et leurs pratiques, tout en mettant ces aspects en lien avec les caractéristiques des habitants.

Quelques résultats clés du Baromètre de Santé publique France 2024

Depuis plus de trente ans, le Baromètre de Santé publique France (SPF) est un outil indispensable pour comprendre les comportements, les perceptions et les déterminants de santé des personnes vivant en France. Avec plus de 35 000 personnes interrogées, cette enquête permet de compléter les systèmes de surveillance existants en recueillant des données sur l’adhésion vaccinale, la consommation de tabac ou d’alcool, les pensées suicidaires ou encore la santé perçue, etc.

Des infographies nous présentent les chiffres clés concernant 8 enjeux de santé publique :

  • la consommation d’alcool,
  • la consommation de tabac,
  • le sommeil,
  • la sédentarité,
  • l’activité physique,
  • l’adhésion à la vaccination,
  • les événements climatiques extrêmes,
  • la prévention canicule.

                           

Retrouvez les résultats complets de l’édition 2024, et le lien pour télécharger ces infographies ici

Appel à projet 1000 premiers jours à destination des acteurs locaux

Pour décliner sa politique des 1000 premiers jours, l’État lance un appel à projets à destination des acteurs locaux en les invitant à proposer des initiatives pour leur territoire.

Les candidats sont invités à proposer des initiatives dans l’un des trois domaines suivants :

  • Accompagner la création de nouvelles maisons des 1000 premiers jours ou l’évolution de projets existants, en développant leur offre de services. L’appel à projets est accompagné d’un référentiel pour donner des repères sur ces projets en termes d’offre de services, de partenariats et de fonctionnement des maisons des 1000 premiers jours.
  • Protéger les tout-petits aux risques d’exposition aux écrans et accompagner leurs parents dans leurs usages des écrans. Les projets éligibles peuvent consister à développer des actions, outils ou ressources à destination des parents ou des professionnels au contact des parents.
  • Soutenir des initiatives favorisant la place des pères et co-parents et leur implication dans le parcours des 1000 premiers jours. Les projets peuvent proposer des actions directement dédiées aux pères ou co-parents, de sensibilisation, d’aide à la parentalité, ou prendre appui sur des actions existantes en les adaptant à l’accueil des pères et coparents.

Plus d’informations ici .

L’appel à projets mobilise au plan national une enveloppe de 2,2 M€. Cette enveloppe sera répartie au niveau régional. 

Vous êtes une collectivité territoriale, un établissement de santé, médico-social ou social, un établissement d’accueil du jeune enfant, une association, une entreprise de l’économie solidaire, vous souhaitez développer un projet selon l’un des trois objectifs de l’instruction?

Vous pouvez d’ores et déjà vous manifester auprès de l’ARS de votre région. Candidature à déposer au plus tard fin juin 2026 : rendez-vous sur le site de votre ARS.

Tabagisme en France : première cause de mortalité évitable malgré une baisse encourageante

Santé Publique France a publié en février 2026 les estimations de la mortalité attribuable au tabagisme en France. Le tabac reste ainsi responsable de 68 000 décès prématurés en France en 2023 soit 11% de la mortalité totale (16 % chez les hommes et 6 % chez les femmes). Ces chiffres montrent une légère baisse par rapport à 2015 (-7000 décès).

La majorité de ces décès sont dus aux cancers, mais les maladies respiratoires et cardiovasculaires représentent également une part importante des décès liés au tabac. Cette mortalité est le reflet d’habitudes tabagiques anciennes. Elle révèle également des disparités régionales importantes, certaines régions comme les Hauts-de-France, le Grand Est et la Corse sont beaucoup plus touchées que l’Île-de-France.

Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France 2024, 55% des fumeurs quotidiens souhaitent arrêter de fumer. Santé publique France et le ministère de la Santé lancent donc, du 16 février au 15 mars 2026, la campagne « Devenir Ex-fumeur ». Cette campagne rappelle que le dispositif Tabac info service est gratuit et accessible toute l’année pour aider les fumeurs dans leur arrêt du tabac.

Lien vers l’article pour plus d’informations.

Congrès SFSE 2026 à Paris : l’appel à communications est lancé.

Le Congrès de la Société Francophone de Santé et Environnement (SFSE) se déroulera à Paris du 3 au 5 novembre 2026 et aura pour thématique :

« Evolutions des approches en santé-environnement : progrès accomplis et ambitions ».

L’appel à communications est lancé ! La SFSE et le conseil scientifique du Congrès souhaitent mobiliser l’ensemble des secteurs, disciplines et communautés d’acteurs pouvant partager, analyser et discuter des différentes approches en santé-environnement – anciennes, actuelles ou émergentes ; de la recherche à la pratique, en passant par la gouvernance – et d’explorer collectivement les perspectives.

Les échanges viseront notamment à confronter les méthodes, à débattre de leurs pertinences et complémentarités, notamment dans leurs applications opérationnelles.

Les participants sont invités à proposer des communications pouvant s’intégrer à un ou plusieurs des axes ci-dessous et permettant de discuter des apports des évolutions passées ou souhaitables :

Axe 1 : Promotion de la santé

Axe 2 : Prévention et sécurité sanitaire

Axe 3 : Gouvernance et prise de décision à différentes échelles

Axe 4 : Participation citoyenne au champ santé-environnement 

Axe 5 : Discussion – Évolutions générales et globales de la santé-environnement et de ses concepts

Les résumés en langue française sont attendus avant le 15 mai 2026.

Pour plus d’informations, consultez l’appel à communications.

Colloque ARET-SFTG-STCM à Amiens : « Périnatalité et environnements toxiques : nouveaux enjeux »

L’ARET s’associe à la SFTG et à la STCM pour proposer un colloque les 21 et 22 mai 2026 à Amiens, Pôle Universitaire Cathédrale. L’intitulé de ce colloque est « Périnatalité et environnements toxiques : nouveaux enjeux ».

Au programme :
  • Les impacts du changement climatique et des polluants de l’air sur la mère et l’enfant
  • Microbiotes, microplastiques et contaminants du lait maternel
  • Risques émergents : qualité du sperme, édulcorants, antirétroviraux, exposition précoce à l’aluminium
  • Nouveaux outils : modélisation PBPK, analyses « omics », modèles placentaires
  • Une table ronde : « Quelles actions pour demain ? »

L’APPA interviendra lors de la table ronde du 22 mai après-midi.

Plus d’informations sur le site internet dédié à l’évènement.

Télécharger le flyer du pré-programme.

Inscriptions possibles jusqu’au 1er avril 2026 : https://aret stcm sftg.sciencesconf.org/

 

 

 

Troisième journée régionale FEES en Auvergne

Le 2 décembre 2025, à l’occasion de la Troisième Journée Auvergnate FEES, des sages-femmes, des pédiatres et des auxiliaires de puériculture des maternités et des CPP d’Auvergne se sont mobilisées pour sensibiliser les futurs et jeunes parents aux enjeux de la santé environnementale en périnatalité, et plus particulièrement autour de l’alimentation à destination de la femme enceinte et des nouveau-nés.

Les ambassadrices FEES du réseau RSPA (Réseau de Santé en Périnatalité d’Auvergne) ont été accompagnées dans la préparation de cet évènement par des formatrices FEES de l’APPA et de la Mutualité Française Auvergne Rhône Alpes. Avec le soutien et l’accompagnement du RSPA, les professionnels du territoire (hospitaliers, territoriaux et libéraux) ont ainsi décidé de mettre en place un stand d’information axé sur l’alimentation. Des messages clés à transmettre ont été définis lors du temps de préparation de cette action, ainsi que les outils et méthodes d’animation afin de faire passer au mieux ces messages.

Des messages simples étaient donc délivrés autour de la consommation des aliments et des emballages. La plupart des maternités avaient cuisiné des cookies maison et le RSPA leur avait fourni des tickets de caisse de cookies industriels et de liste de course nécessaire à la réalisation de ces cookies afin de comparer le coût. Des informations pratiques et théoriques, des animations ludiques, des jeux de questions-réponses et des paniers garnis de légumes étaient mis à disposition par les ambassadrices FEES auvergnates. Ces dernières se sont adaptées aux besoins des visiteurs dans l’objectif de transmettre quelques messages clés essentielsAu total plus de 500 personnes ont été sensibilisées à travers l’ensemble des points de rencontre installés. Les publics sensibilisés ont été des femmes enceintes mais également des futurs et jeunes parents, des grands-parents, des visiteurs ayant des bébés dans leur entourage et même des professionnels de l’établissement, curieux de l’animation dans les halls des maternités. Plusieurs maternités ont également mis en place un charriot itinérant, permettant aux professionnels d’aller au plus près des patientes hospitalisées et des professionnels notamment au niveau du self.

Cette journée fut un succès. Les ambassadrices FEES et l’équipe du RSPA souhaitent inscrire cette journée dans la durée. De plus, cela a permis d’insuffler un élan motivationnel supplémentaire pour créer ou pérenniser des ateliers de sensibilisation à destination des futurs et jeunes parents dans chaque maternité.

Pour plus d’informations sur cette action, contactez les coordinatrices du réseau :

Juliette Thomazet  jthomazet@chu-clermontferrand.fr et Rebecca Stroppiana rstroppiana@chu-clermontferrand.fr

 

 

Journée Nationale FEES 2026

La vulnérabilité de la femme enceinte et du nourrisson face aux polluants environnementaux est désormais bien connue.

En effet, il est établi que des expositions pendant les 1000 premiers jours, peuvent avoir des impacts sanitaires à court, moyen et long terme, en augmentant le risque de maladies non transmissibles (maladies chroniques, cancers, maladies cardiovasculaires...). Ce mécanisme est connu sous le nom de DOHaD (Developmental Origins of Health and Disease) : l'Origine Développementale de la Santé et des Maladies.

Depuis 15 ans, le Projet Femmes Enceintes Environnement et Santé (FEES) se mobilise sur la question des polluants présents dans l’air intérieur, l’alimentation et les cosmétiques.

De nouveaux enjeux ont cependant émergé ces dernières années et risquent de s’amplifier à l’avenir :
expositions préconceptionnelles, infertilité, ou encore impacts du changement climatique. Où en sommes-nous ? Comment s’adapter et accompagner aux mieux nos patientes ? Quels leviers pour favoriser la bonne santé des générations à venir ?

L’équipe du projet FEES de l’APPA a souhaité lancer une réflexion sur ces enjeux lors de sa 3ème Journée Nationale FEES destinée aux professionnels de santé.

Ce colloque, qui aura lieu le 22 septembre 2026 à Paris (13ème), mettra à l’honneur des présentations scientifiques, des projets de recherche mais également des présentations d’initiatives concrètes locales pour enrichir les connaissances des professionnels mais aussi les inspirer les mobiliser sur ces sujets.

Professionnels de santé ou de la promotion de la santé, que vous soyez formé ou non dans le cadre du Projet FEES, rejoignez-nous pour cet évènement !

Les frais d’inscription (25 euros) comprennent l’accès à toute la JNF 2026, le repas du midi, les pauses café et la documentation.

Les préinscriptions sont d'ores et déjà ouvertes ⬇️​

Le pré-programme sera prochainement disponible.

PFAS : une carte pour consulter les teneurs en PFAS dans les eaux

Une carte de visualisation des données a été créée, dans le cadre du plan d’action ministériel sur les composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS), et piloté par les ministères de l’écologie et de la santé.

Cet outil, développé par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), vise à informer le public sur les sites émetteurs de PFAS et sur les résultats des mesures de PFAS dans les milieux.

En décembre 2025, la carte nationale regroupait 2,7 millions d’analyses portant sur 34 PFAS.

Depuis le 1er Janvier 2026, des analyses de détection des PFAS dans l’eau potable deviennent obligatoires en France. La recherche systématique de 20 PFAS est intégrée au contrôle sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine par les Agences régionales de santé. La limite de qualité retenue est de 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS.

Liste des 20 PFAS recherchés dans l’eau potable : PFBA, PFBS, PFPeA, PFPeS, PFHxA, PFHxS, PFHpA, PFHpS, PFOA, PFOS, PFNA, PFNS, PFDA, PFDS, PFUnDA, PFUnDs, PFDoDA, PFDoDS, PFTrDA et PFTrDs.

Consultez la carte créée par le BRGM 

Pour plus d’informations, retrouvez nos autres actualités sur les PFAS :

https://www.projetfees.fr/fiches-pratiques-de-la-sfse-evaluation-et-gestion-des-pfas/

https://www.projetfees.fr/un-nouveau-plan-dactions-interministeriel-sur-les-pfas/