Soirée FEES : Réduire l’exposition aux polluants de nos patientes et de leurs enfants.

Dans le cadre du projet FEES, l’URPS Sages-femmes Hauts-de-France propose aux professionnel·le·s une soirée de sensibilisation intitulée « réduire l’exposition aux polluants de nos patientes et de leurs enfants ». Animé par l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique (APPA) et la Mutualité Française Hauts-de-France, cet événement a pour objectif de faire connaitre aux sage-femmes libérales les conseils clés à transmettre à leurs patientes sur l’air intérieur, l’alimentation et les cosmétiques.

Lien d’inscription : Inscrivez-vous ici

Édulcorants : une nouvelle étude sur le risque de cancer lié à leur consommation.

 

Une étude de cohorte (population issue de la cohorte française nutrinet) a très récemment rendu ses conclusions concernant le lien entre la consommation d’édulcorants et le risque de cancer.

Pour rappel, d’autres études se sont déjà intéressées à ce lien, et notamment concernant la consommation de boissons contenant des édulcorants, sans parvenir à l’établir.  Dans son avis de janvier 2015, l’ANSES avait conclu  que  les données ne permettent pas d’établir un lien entre développement d’un cancer et consommation d’édulcorants.

Dans cette nouvelle étude, tous les produits contenants des édulcorants ont été pris en compte, grâce à des questionnaires complétés par les participants.

Les édulcorants les + consommés dans la population étudiée sont : l’aspartame (58%), l’acesulfame K (29%) et le sucralose dans une moindre mesure (10%). Ils appartiennent tous les 3 à la catégorie des édulcorants intenses.

Les résultats révèlent une association suggérée entre un apport élevé d’édulcorants et le risque global de cancer, ainsi que du risque de cancers liés à l’obésité (c’est-à-dire tous les cancers pour lesquels l’obésité joue un rôle dans l’étiologie).

Les caractéristiques de la population étudiée (78,5% de femmes, moyenne d’âge de 42,2 ans), ne permettent pas de généraliser ces résultats à la population générale, mais ils invitent tout de même à la prudence face à ces additifs ; d’autant plus que leur bénéfice nutritionnel n’est pas prouvé. En effet l’Anses, suite à son travail d’expertise sur le sujet en 2015, concluait qu’aucun bénéfice de la consommation d’édulcorants intenses sur le contrôle du poids, la glycémie chez les sujets diabétiques ou l’incidence du diabète de type 2 n’avait pu être montré.

 

Retrouvez l’étude de la cohorte Nutrinet complète en cliquant sur ce lien : https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.1003950

L’avis de l’Anses de 2015 concernant les édulcorants intenses est accessible en suivant ce lien : https://www.anses.fr/fr/content/les-%C3%A9dulcorants-intenses

 

Phytoœstrogènes : où les trouve-t-on et faut-il s’en méfier ?

Les phytoœstrogènes sont des substances présentes naturellement dans les plantes (ou issues du métabolisme dans l’organisme d’un précurseur végétal), ayant une analogie structurale plus ou moins grande avec l’oestradiol et pouvant donc se lier aux récepteurs des œstrogènes. Elles sont ainsi définies par leur capacité in vivo à induire des effets comparables à ceux des œstrogènes animaux.

Ces molécules font partie de la famille chimique des composés phénoliques et peuvent appartenir à différentes classes : isoflavonoïdes, coumestanes, flavonoïdes, stilbènes, lignanes ou entérolignanes.

Nous pouvons être exposés à certaines de ces molécules par notre alimentation :

  • Les plantes contenant des isoflavones font le plus souvent partie de la famille des fabacées (légumineuses). On trouve notamment des isoflavones (génistéïne, daïzdéine) en grande quantité dans le soja.
  • On peut trouver des lignanes dans de nombreux fruits, légumes, thé, café…
  • Les coumestanes quant à elle, peuvent se trouver dans la partie aérienne de certaines plantes comme la luzerne et le trèfle, ne faisant pas directement partie de notre alimentation humaine mais que l’on peut retrouver dans des compléments alimentaires.

Dans les conditions de consommation classique (notamment concernant le soja très consommé parmi les populations asiatiques), les phytoœstrogènes ne sont pas décrits comme toxiques et bénéficient d’une réputation de sécurité liée à l’historique de leur consommation.

Cependant, la possibilité d’une extension de leur apport dans certaines populations (végétariens occidentaux, consommateurs de compléments alimentaires) à des doses pouvant être élevées et sous forme éventuellement différente, soulève la question de leur innocuité.

Un seuil limite de sécurité dans les apports alimentaires pour la population adulte a été fixé à 1mg/kg/jour, mais ce seuil ayant été établi sur des données anciennes, le HCSP recommande la mise à jour par l’Anses du rapport de l’AFSSA (Agence française de
sécurité sanitaire des aliments) portant sur les risques associés à ces substances, en
particulier pour les femmes enceintes et allaitantes.

Du fait de l’incertitude importante liée à leurs effets potentiels sur la croissance et le développement fœtal, et de leur interaction avec le métabolisme des hormones thyroïdiennes, il est actuellement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes de consommer des phytoœstrogènes, et donc d’éviter notamment tous les aliments à base de soja (tofu, tonuy, desserts à base de soja) ainsi que les compléments alimentaires contenant des phytoœstrogènes (c’est-à-dire ceux contenant notamment de la luzerne et du trèfle).

 

Sources:

– Avis relatif à la révision des repères alimentaires pour les femmes enceintes et allaitantes. HCSP. 18 janvier 2022.

https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/Telecharger?NomFichier=hcspa20220118_rvisdesrepralimpourlesfemmenceet.pdf

– Sécurité et bénéfices des phytoœstrogènes apportés par l’alimentation- Recommandations. Affsa. Mars 2005. https://www.anses.fr/fr/system/files/NUT-Ra-Phytoestrogenes.pdf 

 

Photo: Ella Olsson (pexels)

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Composés perfluorés : des traces de PFOA toujours retrouvées dans des poêles, et de nouvelles donnés sur leur impact sanitaire.

60 millions de consommateurs a publié en mars dernier un article concernant les poêles anti adhésives (l’article complet est consultables en suivant ce lien : https://www.60millions-mag.com/2022/03/24/poeles-antiadhesives-nous-voulons-une-vraie-transparence-19857).
9 modèles de poêles différents ont ainsi été testés. Les auteurs ont recherché la migration de PFOA, ainsi que d’autres composés perfluorés, dans les aliments.
Le test révèle que sur 9 modèles, 3 poêles sont à l’origine de migration de PFOA vers les aliments cuisinés. Etant donné les très faibles teneurs, le PFOA n’a probablement pas été utilisé dans la fabrication de ces poêles mais introduit de façon accidentelle lors de leur conception, de leur conditionnement ou du transport.
En effet, depuis 2020, le PFOA est interdit d’utilisation dans la fabrication des articles de consommation courante en union européenne, à cause notamment, de ces propriétés suspectées de perturbateur endocrinien. De nombreux fabricants vantent ainsi la composition « sans PFOA » de leurs ustensiles de cuisine.
Néanmoins, sous couvert de secret industriel, les molécules utilisées en remplacement ne sont pas toujours indiquées; alors que certaines d’entre elles (comme d’autres composés perfluorés et le GenX) sont également suspectés d’effets délétères sur la santé.
Ainsi dans le test de 60 millions de consommateurs, 3 autres composés perfluorés ont été retrouvés dans les aliments, ainsi que de l’aluminium pour l’une des poêles.
Les auteurs de l’article concluent donc en demandant une meilleure information sur la composition de ces ustensiles de cuisine avec un étiquetage réglementaire, ainsi que l’interdiction de l’allégation « sans PFOA ».

De plus, dans un récent article de l’Inserm, on apprend que de nouvelles données suggèrent une association entre l’exposition prénatale aux composés perfluorés et une fonction respiratoire diminuée chez l’enfant.
Il en va de même pour l’exposition postnatale à l’éthyl-parabène et à des métabolites des phtalates.
Ces résultats viennent d’un projet européen, nommé HELIX, pour lequel des chercheurs de l’Inserm, du CNRS, de l’Université Grenoble Alpes et de l’Institut de santé globale de Barcelone ont mesuré un très grand nombre de facteurs environnementaux auxquels sont exposés les enfants, y compris à travers l’exposition maternelle pendant la grossesse.
Le projet a pour but de mettre en lien ces expositions avec la santé d’enfants âgés de 6 à 12 ans, notamment la fonction respiratoire.
Pour lire l’article de l’Inserm, cliquez sur ce lien : https://presse.inserm.fr/expositions-environnementales-precoces-et-sante-respiratoire-de-lenfant-lexposome-devoile-ses-premiers-resultats/33582/ .

Photo: Marta Dzedyshko (pexels)

Webinaires de sensibilisation à la santé environnementale en périnatalité

Le groupe de travail « santé environnementale en périnatalité » du RSPP est heureux de vous présenter sa programmation de webinaires de sensibilisation 2022-2024, destinés aux professionnels (santé, médico-social...).

Le premier webinaire est prévu le Mardi 21 juin 2022, de 19h30 à 21h30 en Visio, avec l'intervention du Professeur Laurent STORME.

Programme, informations et inscriptions :

Rencontres de Santé Publique France

Les rencontres de Santé Publique France se tiendront les 16 et 17 juin prochain, en digital.

L’événement proposera 2 plénières et 12 sessions thématiques diffusées en direct sur internet. Parmi lesquelles: « Petite enfance, une meilleure prise en compte des besoins fondamentaux pour l’action en santé publique », et « Changement climatique, biodiversité et santé: quelle mobilisation des acteurs pour préserver la santé des populations au niveau des territoires ».

Découvrez le programme complet et inscrivez-vous aux conférences de votre choix en suivant ce lien: http://s5v9.mj.am/nl2/s5v9/mik47.html?m=AU4AAFm7kQ4AAct8YKYAAGa9-AMAASCdJSEAJMciAAFolQBig1LfJsuiBM5fQ7aO5N_EYi-N7gABWPY&b=a231ce9f&e=f5f2d184&x=-bZCP7ZHitLEVKr1xKaTGzib2MGoa4i6_AU_Vfh96EDtFuEV4MQwGunGaG37CIwk

Parcours Santé Environnement « Chez moi, je dis stop aux polluants »

Nous sommes tous exposés à de nombreux agents environnementaux chimiques, physiques et biologiques. Cette exposition aux sources de pollution, même à faible dose sur de longues périodes, a des conséquences sur la santé. Diminuer les risques pour la santé est possible en fournissant des informations fiables et en proposant des solutions alternatives afin que les personnes puissent limiter, notamment par leurs pratiques et choix de consommation, leur exposition aux polluants.

Web-conférence « Un air plus sain dans mon logement »

Lundi 30 mai 2022

De 14h00 à 15h30

 

Cette Rencontre Santé, animée par une Conseillère en Environnement Intérieur (CEI), permettra aux participants de mieux identifier les différentes sources de pollution au sein du logement, d’être mieux informé et de pouvoir appliquer des conseils et solutions simples dans leur quotidien.

Cette conférence est accessible depuis un ordinateur ou une tablette, elle se tiendra en direct afin de faciliter les échanges entre participants et intervenants.

 

Modalités d’inscription :

Inscription en ligne gratuite et obligatoire sur la plateforme LIVESTORM en cliquant ICI

Renseignements au 06 22 80 11 87

 

A l’issue de la web-conférence, un parcours composé de 3 web-ateliers est proposé aux participants afin de faire des focus sur certaines pièces du logement :

« Ma cuisine sans polluants »

Lundi 13 juin 2022

De 14h00 à 15h30

 

« Des produits sains dans ma salle de bain »

Lundi 20 juin 2022

De 14h00 à 15h30

 

« La chambre de bébé : un cocon sans pollution »

Lundi 27 juin 2022

De 14h00 à 15h30

 

Ces trois ateliers auront lieu via la plateforme Microsoft TEAMS

Inscription gratuite et obligatoire – Nombre de places limité

Renseignements et inscription :

contact_inscription@mfara.fr

06 22 80 11 87

Carafes filtrantes : que nous dit l’avis de l’ANSES ?

 

En France, l’eau destinée à la consommation humaine est globalement de bonne qualité. De nombreux contrôles sont effectués afin de s’assurer de l’absence de substances ou micro-organismes qui pourraient avoir un impact sur la santé des consommateurs.

Il est possible de vous tenir informés à tout moment de la qualité de votre eau du robinet via le site : https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau . L’affichage est également obligatoire en mairie.

 

Certains ménages utilisent des carafes filtrantes, pour enlever le goût de chlore de l’eau, ou éliminer le calcaire et certains métaux pouvant être présents dans l’eau du robinet. L’ANSES s’est posé la question de l’efficacité et de l’innocuité de ces dispositifs, voici ce que nous pouvons en retenir :

– Tout d’abord, il est important de rappeler que ces dispositifs de filtration de l’eau ne sont pas destinés à rendre potable une eau qui ne le serait pas.

– Par ailleurs, il est très fortement déconseillé de préparer le biberon avec une eau filtrée ou adoucie du fait du développement facilité de certains micro-organismes :

« N’utilisez pas d’eau ayant subi une filtration (carafe filtrante par exemple ou tout autre type de traitement de filtration à domicile) ou ayant subi un adoucissement car ces systèmes peuvent favoriser la multiplication des microorganismes. »

« Ne pas utiliser d’eau ayant été filtrée, que ce soit via une carafe filtrante ou par tout autre type de traitement de l’eau installé au domicile. »

 

Concernant l’innocuité des carafes filtrantes, l’ANSES a mis en évidence plusieurs problématiques éventuelles :

  • Une diminution du pH de l’eau: Une étude a montré que l’eau filtrée grâce à une carafe filtrante favoriserait la dissolution de certains métaux (comme le nickel) si elle est ensuite utilisée dans d’autres ustensiles telles que les bouilloires ou les casseroles.
  • La libération d’argent : le charbon actif présent dans les filtres est parfois traité par de l’argent, dans le but de limiter la prolifération microbienne dans le filtre de la carafe (et non de désinfecter l’eau). De l’argent peut ensuite être libéré dans l’eau, particulièrement lorsque l’eau est stockée à température ambiante – comparativement au stockage dans un réfrigérateur.

L’argent peut présenter des effets sur la santé même à faible dose : perturbation des enzymes hépatiques, des paramètres sanguins et une immunotoxicité.

  • Le développement de micro-organismes: l’importance de cette prolifération peut dépendre :
    • De la quantité de matière organique dans l’eau destinée à être filtrée ;
    • De la température ;
    • Du temps de stagnation ;
    • Des conditions d’hygiène ;
    • De l’âge de la carafe et de la durée d’utilisation de la cartouche.

On peut noter que ce phénomène n’est pas spécifique à l’eau filtrée par une carafe et peut-être observé également pour une eau destinée à la consommation humaine non filtrée et stockée dans un contenant à température ambiante.

  • La libération d’autres substances:
    • Libération de Sodium et de Potassium : certaines études mettent en évidence une augmentation des teneurs en sodium et en potassium dans l’eau filtrée. Bien que toutes les études n’aient pas pris en compte ces paramètres, l’ANSES alerte sur le fait que les quantités de sodium et de potassium susceptibles d’être libérées dans l’eau filtrée mériteraient de figurer dans les manuels d’utilisation des carafes afin d’informer les personnes suivant un régime alimentaire contrôlé.
    • Possible libération de Manganèse et de Plomb.
    • Augmentation des ions Ammonium.

 

L’efficacité des carafes filtrantes diffère selon les modèles testés, le volume d’eau filtré, les paramètres mesurés ainsi que leur concentration initiale et la qualité de l’eau.

Il apparait que les carafes filtrantes sont efficaces :

  • Sur les taux en Chlore (diminution d’au moins 70% tout au long de la durée de vie de la cartouche) ;
  • Sur les quantités de Cuivre et de Plomb (pendant toute la durée de vie de la cartouche).

L’efficacité apparait moindre pour certains paramètres :

  • Le Nickel : l’efficacité diminue rapidement au cours de l’utilisation de la cartouche ;
  • La dureté et l’alcalinité : très variable selon les carafes ;
  • Les Nitrates : efficacité d’élimination difficilement estimable.

 

Recommandation pour l’utilisation des carafes filtrantes :

  • Conserver au réfrigérateur et consommer l’eau filtrée rapidement (24h)
  • Respecter le mode d’emploi et les éventuelles précautions d’usage : nettoyage de la carafe, remplacement de la cartouche, contact de l’eau filtrée avec certains ustensiles …
  • Attention à certaines restrictions, par exemple :
    • Ne pas utiliser d’eau filtrée pour la préparation des biberons
    • Consulter un médecin pour les personnes suivant un régime alimentaire contrôlé notamment pauvre en sodium ou en potassium

Source : ANSES – https://www.anses.fr/fr/content/carafes-filtrantes-l%E2%80%99anses-rappelle-les-r%C3%A8gles-de-bon-usage

 

Bien que les carafes filtrantes soient donc des dispositifs qui apparaissent efficaces sur certains paramètres, ils ne le sont pas sur l’ensemble des substances testées. De plus, la filtration de l’eau à l’aide des carafes peut amener l’utilisateur à consommer une eau de qualité microbiologique dégradée. L’eau du robinet étant déjà de bonne qualité, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de ces dispositifs et surtout rappeler l’importance de respecter les recommandations ci-dessus.

Aussi, même s’il apparait que les carafes testées sont efficaces pour réduire les teneurs en plomb, il est déconseillé de boire de l’eau du robinet si les canalisations de l’habitation contiennent du plomb.  

 

Crédit photo: N vishenka

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De nouvelles maternités éco-engagées

 

La santé environnementale étant de plus en plus présente au cœur des problématiques de santé, les maternités cherchant à se tourner vers des pratiques de soins intégrant cette thématique sont de plus en plus nombreuses.

Ainsi, une dynamique écoresponsable a été initiée au sein de plusieurs maternités de l’APHP, qui s’inscrit désormais dans un programme plus large engagé par l’ARS Île-de-France.

Ce programme : « Ecomaternité », au bénéfice des femmes enceintes, des nourrissons et des professionnels a pour but de « faire évoluer les organisations et les pratiques des acteurs du parcours de périnatalité vers la prise en compte des enjeux de santé environnementale et d’éco-responsabilité ».

Retrouvez le programme détaillé en cliquant sur ce lien : https://www.iledefrance.ars.sante.fr/ecomaternite-lars-ile-de-france-met-en-place-un-programme-territorial-de-maternites-ecoresponsables

Certaines maternités ont déjà mis en place différentes actions, parmi lesquelles on peut citer : le remplacement du plastique au profit du verre ou de la porcelaine dans les contenants alimentaires, ou le développement d’ateliers à destination des futurs et jeunes parents. La formation des soignants en santé environnementale fait également partie de ces actions, et des formations FEES ont ainsi été organisées pour les professionnels de santé de l’APHP.

Exemples d’actions mises en place à la maternité de Trousseau sur ce lien : https://www.facebook.com/watch/?v=493565538916338

 

 

La maternité du CHU de Clermont Ferrand, a quant à elle été en fin d’année dernière, la première maternité de type 3 à obtenir le label THQSE, ce qui fait d’elle une maternité labellisée éco-responsable. Le label THQSE : Très Haute Qualité Sociale et Environnementale est un label de qualité qui garantit un degré d’engagement sur le plan sanitaire, mais aussi sur le plan social.

Pour obtenir ce label, plusieurs changements ont été opérés à différents niveaux : bio-nettoyage aux microfibres, à l’eau ou à la vapeur par exemple. Une chambre pédagogique à destination des futurs parents a également été créée, afin d’aborder de façon concrète les différents conseils en matière de santé environnementale. Tout comme pour les maternités de l’Île-de-France, différentes actions de formations des professionnels ont été entreprises, et 2 formations FEES ont donc été programmées au cours de l’année 2022 pour les professionnels de la maternité.

Pour plus de précisions concernant cette labellisation, cliquez sur ce lien : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/puy-de-dome/clermont-ferrand/la-maternite-du-chu-de-clermont-ferrand-decroche-le-label-ecoresponsable-2403589.html

Qu’est-ce que l’entretien motivationnel ?

L’entretien motivationnel est, d’après Miller et Rollnick, un style de conversation collaboratif permettant de renforcer la motivation propre d’une personne et son engagement vers le changement. Tous les formateurs FEES sont formés à cette méthode qui a ainsi été intégrée dans les techniques pédagogiques pour l’animation de nos formations.

Souhaitant la partager avec les professionnels de santé que nous formons pour les aider dans leur pratique, nous avons également intégré une initiation à l’entretien motivationnel dans nos formations FEES « outils » et « Ambassadeurs ».

Retrouvez toutes les dates des prochaines formations sur la page suivante : http://www.projetfees.fr/prochaines-dates-de-formations/ )

Yann Jacob, psychologue et formateur à l’entretien motivationnel, a accepté de nous en dire un peu plus dans la vidéo ci-dessous sur cette méthode incontournable pour sensibiliser nos patientes en santé environnementale.