Restriction des substances chimiques dans les couches jetables en Europe : une consultation publique est lancée par l’ANSES

Suite à son rapport dénonçant la présence de plusieurs substances chimiques dans les couches jetables, l’ANSES propose d’encadrer leur présence au niveau européen via une restriction REACH. L’ANSES suggère ainsi d’interdire ou du moins de limiter l’usage d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), de dioxines, de furanes, de polychlorobiphényles (PCB) et de formaldéhyde dans ces produits. Déjà notifiée à l’ECHA en septembre 2019, la proposition de l’ANSES sera officiellement soumise en octobre 2020.

D’ici là, l’ANSES a lancé une consultation des parties prenantes (entreprises, ONG, labels et certifications, personnalités politiques,…) pour recueillir des informations variées à propos des substances chimiques ciblées (taux d’utilisation, données d’exposition, substituts envisageables et données socioéconomiques). Le but est d’évaluer les risques ainsi que les impacts socio-économiques pouvant être attendus de la restriction proposée. Les information collectées grâce à la consultation sont essentielles pour réaliser l’évaluation scientifique qui viendra appuyer le dossier de proposition de restriction, et donc pour guider la décision finale de l’ECHA.

Pour en savoir plus, lisez l’article de l’ANSES. Pour participer à la consultation, cliquez ici.

Loi économie circulaire : la présence de perturbateurs endocriniens devra être signalée aux consommateurs

L’Assemblée Nationale a ajouté les perturbateurs endocriniens aux informations environnementales qui devront être communiquées. Cette décision intervient notamment suite aux résultats de l’étude Esteban publiés en septembre. Ces résultats témoignaient de l’imprégnation de la population par les perturbateurs endocriniens. L’amendement vise à la transparence sur la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits. Les fabricants commercialisant des produits contenant des substances catégorisées comme perturbateurs endocriniens par l’ANSES devront publier la liste de ces produits et détailler le ou les perturbateur(s) endocrinien(s) qu’ils contiennent. Ces informations devront être ouvertes à tous. Ce libre-accès permettra aussi aux plateformes collaboratives de les reprendre de manière à informer largement et correctement les consommateurs. Afin de favoriser un large accès à ces informations, celles-ci seront proposées en version dématérialisée.

Retrouvez l’amendement sur http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/amendements/2454/AN/2524.

Mots-clés : perturbateurs endocriniens, Assemblée Nationale, loi économie circulaire, composition, législation

Les ondes électromagnétiques

Une onde électromagnétique est une onde périodique qui propage des variations de champ magnétique et de champ électrique. Le spectre électromagnétique s’étend des très basses fréquences aux rayons X, en passant par les radiofréquences et les rayonnements infrarouges. Les OEM vont être différenciées par la longueur d’onde dans le vide (en m ou km) et la fréquence (en hertz – Hz). Plus la fréquence augmente, plus la longueur d’onde diminue.

Nous sommes principalement exposées à deux types d’OEM au quotidien :

  • Les radiofréquences (9 kHz à 3 000 GHz), émis par les moyens de télécommunications (téléphone mobile, Wi-Fi, baby phone…)
  • Les champs électromagnétiques (CEM) dits très basses fréquences (50 Hz à 9 kHz), émis par les appareils électriques domestiques (sèche-cheveux, rasoir électrique) et les lignes à haute tension.

 

Quelques conseils pour limiter son exposition:

  • Si souhait d’un enfant, pendant la grossesse : Diminuer son exposition aux appareils émetteurs d’ondes, se questionner sur ses usages et ce qu’il est possible de faire chez soi (à son niveau) pour ne pas se surexposer.
  • Enfant : limiter son exposition en l’éloignant le plus possible des appareils émetteurs (babyphone, jouets électroniques, portable, écrans…) et en diminuant le temps d’exposition

 

Retrouver la FAQ complète rédigée par l’équipe de du projet FEES: FAQ_OEM

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La Commission Européenne demande un avis scientifique sur la présence de bisphénol A dans les vêtements

En avril, la présence de bisphénol A a été détectée dans des chaussettes pour enfant. Cette étude est la première à avoir examiné et montré la présence de bisphénols A dans des échantillons de vêtements commercialisés en Europe. En 2017 et 2018, du bisphénol A avait également été détecté dans des vêtements non commercialisés en Europe (à savoir dans des collants, vêtements qui peuvent être portés par les femmes enceintes, ainsi que dans des chaussettes pour enfant). Cette étude portant sur des échantillons de vêtements commercialisés en Espagne avait montré la présence de bisphénol A dans 90,6% d’entre eux, pour des concentrations allant de moins de 0,70 à 3736 ng/g.

Pour la Commission Européenne, la présence de cette substance chimique dans les vêtements pour enfant est tout particulièrement préoccupante en raison du contact prolongé des vêtements avec la peau. De plus, il existe pour les enfants un risque que les vêtements soient portés à la bouche, et que l’exposition au bisphénol A puisse ainsi également se faire par voie orale en plus de la voie cutanée.

Etant donné qu’il n’existe actuellement pas de réglementation sur les concentrations en bisphénol A dans les vêtements pour enfant, il est selon la Commission Européenne essentiel d’évaluer les risques associés à la présence de cette substance chimique, et les besoins de mise en place d’une législation appropriée.

La Commission Européenne demande ainsi à ce que :
-les données disponibles sur la présence de bisphénol A dans les vêtements soient examinées;
-de déterminer le seuil à partir duquel l’exposition au bisphénol A par les vêtements représente des risques concrets pour la santé;
-d’évaluer la vulnérabilité des femmes enceintes et des enfants à cette exposition au bisphénol A par les vêtements, et de déterminer les concentrations acceptables dans les vêtements qui leur sont destinés afin de limiter les risques pour leur santé.

La Commission escompte un avis final sur ce sujet d’ici l’été 2020.

Retrouvez le texte intégral ici.

J’ai lu que l’activité des bébés nageurs comporterait des risques. Qu’en est-il vraiment?

Même si après neuf mois passés entourés de liquide amniotique, les bébés se sentent aussi à l’aise dans l’eau que dans le ventre de leur maman et semblent apprécier de retrouver les sensations vécues in utero lors des séances de bébés nageurs cette activité ne semble pas  sans risque…

Le problème viendrait du chlore qui est majoritairement utilisé pour la désinfection des piscines collectives  en France. Or ce chlore mélangé à l’eau produit un acide hypochloreux qui, s’il joue son rôle à merveille comme bactéricide puissant, est également hautement réactif et va ainsi oxyder certaines substances produites par les bébés nageurs (phanères, sécrétions, urine, selles…). Ces réactions d’oxydation produisent d’une part des trihalométhanes et d’autre part de la trichloramine.

  • Que sait-on sur les trihalométhanes et en particulier sur le chloroforme , l’espèce majoritaire ?

Après ingestion il est hépatotoxique et a été classé par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) depuis 2009 comme cancérigène possible. Une étude (Salas et al., 2015) semble confirmer cette hypothèse en concluant que les trihalométhanes induisent des modifications épigénétiques comme des changements de niveau de méthylation de l’ADN, de tels changements ayant étés constatés sur des gènes impliqués dans la survenue de cancer.

  • Pour ce qui est de la trichloramine:

Les chercheurs la suspecte fortement  d’augmenter le risque de survenue d’asthme ou de toute autre manifestation allergique malgré des études dans différents pays d’Europe aux résultats discordants.

 

Du coté des recommandations  en Europe :

  • Nos voisins allemands ont fortement déconseillé l’activité et cela depuis 2010.
  • Plus proche de nous en Belgique le Conseil Supérieur de la Santé depuis 2012 n’encourage pas cette activité chez les enfants de moins d’un an.
  • Quant à l’ANSES, elle recommande depuis 2012 une certaine vigilance quant à cette activité voire la déconseille s’il existe un terrain familial d’atopie de type eczéma par exemple.

Malgré tous les avantages de cette activité il semble donc qu’il faille bien les mettre en balance avec les risques encourus chez ces très jeunes enfants dont les systèmes immunitaires et respiratoires sont encore immatures !

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Publication des résultats de l’étude Pesti’home, menée par l’ANSES

Cette étude visait à mieux connaître les pratiques et usages des pesticides par les Français à domicile. Elle est la première étude menée à ce sujet à l’échelle nationale. L’étude Pesti’home ciblait les pesticides utilisés au sein même des habitations, mais aussi ceux utilisés au jardin ou pour traiter les animaux domestiques. Au total, 1500 ménages ont été interviewés et 5400 produits ont été identifiés. L’étude a permis d’identifier les conditions d’usage et de stockage en situation réelle, et donc de mieux estimer l’exposition concrète des Français aux pesticides.

L’étude Pesti’home a permis d’observer que 75% des ménages interviewés avaient utilisé au moins un pesticide au cours de l’année écoulée. Les pesticides les plus utilisés étaient les insecticides (84%) (insectes volants, insectes rampants et parasites des animaux de compagnie), suivis par les herbicides et les produits permettant de traiter les maladies des plantes, et enfin les répulsifs cutanés. Trois profils-types ont été définis : les faibles utilisateurs, qui utilisent ponctuellement des pesticides, les forts utilisateurs, qui utilisent notamment des produits répulsifs ou des produits pour traiter les animaux domestiques, et les très forts utilisateurs, qui utilisent des pesticides multiples et à des fins diverses (entretien du jardin, répulsifs cutanés, traitement des animaux, insecticides…).

A l’issue de cette étude, l’ANSES formule deux recommandations :
-mieux informer sur les conditions d’utilisation et sur les modalités d’élimination des produits, les personnes interrogées ne connaissant ou n’appliquant globalement pas les précautions d’emploi ou d’élimination ;
-mieux évaluer l’exposition et les risques liés à l’utilisation de pesticides à domicile, à partir des données sur les usages apportées par l’étude Pesti’home.

Retrouvez l’étude Pesti’home en cliquant ici.

12 novembre 2019: Atelier « Parents, Bébé, Environnement et Santé »

La Mutualité Française Hauts-de-France propose aux futurs et jeunes parents de la région des ateliers « Parents, bébé, environnement et santé ».

Date : le vendredi 6 décembre 2019 de 17h30 à 19h30

Lieu : Dunkerque – Espace Santé Jean Bart (10 rue Poincaré – 5e étage)

Comment se déroule l’atelier ?
L’atelier est un moment convivial d’échange et de dialogue autour des liens entre environnement quotidien de la future maman et du nouveau-né, et leur santé. En petit groupe et accompagné d’un animateur, vous pourrez y poser toutes les questions que vous souhaitez : Que penser des lingettes pour bébé ? Puis-je m’occuper de l’aménagement de la chambre de bébé alors que je suis enceinte ? Puis-je me teindre les cheveux pendant la grossesse ? Quelle précaution prendre concernant les produits ménagers? Que penser du bio ?…
Durant 2 heures 30 , ces ateliers ont pour but de vous apporter des réponses mais aussi vous conseiller en construisant avec vous des solutions pratiques et durables pour limiter l’exposition de bébé aux polluants.

Inscriptions : 03 28 21 48 61 / n.antoine@santepourtousdk.fr

Une étude démontre que les particules présentes dans l’air peuvent passer à travers le placenta

Le passage des particules à travers le placenta était suspecté depuis déjà plusieurs années, mais jusqu’à présent aucune étude n’avait démontré le phénomène en contexte réel. Cette étude a permis de mettre en valeur la présence de carbone suie, un polluant de l’air, dans le placenta humain. Ce polluant a été détecté dans le placenta de toutes les femmes ayant fait l’objet de l’étude, y compris chez celles faiblement exposées. De plus, la teneur en carbone suie dans le placenta a été positivement associée à l’exposition de la mère au cours de la grossesse : plus cette exposition est importante, plus les concentrations de carbone suie présentes dans le placenta sont élevées. Cette étude a mis en valeur la présence de particules de carbone suie du côté du fœtus, et démontre ainsi qu’il existe un transfert des particules à travers le placenta. Cette étude démontre ainsi que le placenta ne protège pas le fœtus des particules, et que l’exposition à la pollution de l’air est très précoce. Ceci explique que les problèmes de santé liés à la pollution atmosphérique puissent se développer très tôt dans la vie.

Retrouvez l’étude (en anglais) en cliquant ici. L’article est téléchargeable gratuitement.

Références : BOVE H., BONGAERTS E., SLENDERS E. et al. Ambient black carbon particles reach fetal side of human placenta. Nature Communications, 2019, vol. 10, 7 p.

30 Septembre 2019 : Atelier « Parents, Bébé, Environnement et Santé »

La Mutualité Française Hauts-de-France propose aux futurs et jeunes parents de la région des ateliers « Parents, bébé, environnement et santé ».

Prochain atelier : le lundi 30 septembre 2019

  • de 14h à 16h30 au Centre Maternel de Laon (résidence Le bois du Charron à Laon)

Comment se déroule l’atelier ?
L’atelier est un moment convivial d’échange et de dialogue autour des liens entre environnement quotidien de la future maman et du nouveau-né, et leur santé. En petit groupe et accompagné d’un animateur, vous pourrez y poser toutes les questions que vous souhaitez : Que penser des lingettes pour bébé ? Puis-je m’occuper de l’aménagement de la chambre de bébé alors que je suis enceinte ? Puis-je me teindre les cheveux pendant la grossesse ? Quelle précaution prendre concernant les produits ménagers? Que penser du bio ?…
Durant 2 heures 30 , ces ateliers ont pour but de vous apporter des réponses mais aussi vous conseiller en construisant avec vous des solutions pratiques et durables pour limiter l’exposition de bébé aux polluants.

6 Décembre 2019 : Atelier « Parents, Bébé, Environnement et Santé »

La Mutualité Française Hauts-de-France propose aux futurs et jeunes parents de la région des ateliers « Parents, bébé, environnement et santé ».

Prochain atelier : le vendredi 6 décembre 2019

  • de 10h à 12h à la PMI Lille Vauban

Comment se déroule l’atelier ?
L’atelier est un moment convivial d’échange et de dialogue autour des liens entre environnement quotidien de la future maman et du nouveau-né, et leur santé. En petit groupe et accompagné d’un animateur, vous pourrez y poser toutes les questions que vous souhaitez : Que penser des lingettes pour bébé ? Puis-je m’occuper de l’aménagement de la chambre de bébé alors que je suis enceinte ? Puis-je me teindre les cheveux pendant la grossesse ? Quelle précaution prendre concernant les produits ménagers? Que penser du bio ?…
Durant 2 heures 30 , ces ateliers ont pour but de vous apporter des réponses mais aussi vous conseiller en construisant avec vous des solutions pratiques et durables pour limiter l’exposition de bébé aux polluants.