Conférence santé « Naître et grandir dans un environnement sain »

La Mutualité Française Occitanie a organisé le 1er octobre dernier une conférence sur la périnatalité et la santé environnementale, pour les professionnels de la petite enfance et les parents d’enfants de 0 à 6 ans.

Cette conférence gratuite, organisée en partenariat avec la PMI du Gard a permis de rassembler environ 50 personnes autour d’Olivier Bugnard, Sage-Femme chargé de projet au sein de l’APPA qui a dispensé les principaux conseils permettant de limiter l’exposition des femmes enceintes et des nourrissons aux polluants environnementaux de l’air intérieur, de l’alimentation et des cosmétiques et du Dr Lankamer médecin directrice adjointe de la PMI du Gard.

Etaient également présents à la tribune M. Suau chargé de la petite enfance au Conseil Départemental du Gard ainsi que M. Gracia, Président de la Mutualité Française Occitanie qui ont introduit la conférence.

C’est également dans ce cadre que Mélie Rousseau, également Sage-Femme et coordinatrice du projet FEES au sein de l’APPA a répondu aux questions du quotidien Midi Libre : retrouvez l’interview en cliquant ici

Fiche « Coronavirus et produits chimiques: comment faire le bon ménage? » de l’ARS Nouvelle-Aquitaine

L’ARS Nouvelle-Aquitaine a publié une fiche concernant l’hygiène des mains, le nettoyage des sols et des surfaces et les produits à utiliser à la maison comme à l’extérieur, pour neutraliser le virus en évitant les produits potentiellement inappropriés, voire néfastes pour la santé.

Cette fiche a été réalisée en collaboration avec la Mutualité Française Nouvelle-Aquitaine et l’Agence de conseil scientifique Alicse.

Voir l’article et télécharger la fiche sur le Site de l’ARS Nouvelle Aquitaine

18 septembre 2020 – WEBINAIRE « Emissions des produits ménagers et impacts sur la santé respiratoire, une question d’actualité »

Le Réseau ÎSEE (Réseau Île-de-France Santé Environnement) organise un Webinaire le 18 septembre 2020 de 14 heures à 15 heures 30.

A cette occasion, le Dr Fabien Squinazi, membre du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), Mélanie Nicolas, chercheuse-responsable du laboratoire de mesures des polluants à l’émission au CSTB et Nicole Le Moual, épidémiologiste à l’Inserm, échangeront autour des émissions des produits ménagers et leurs impacts sur la santé respiratoire.

Pour plus d’informations et pour accéder aux inscriptions, cliquez ici

Des ateliers à distance pour les futurs et jeunes parents en Île-de-France

Dans le cadre du projet Femmes Enceintes Environnement et Santé, l’Espace Parentèle du GHU (groupe hospitalier Université) Sorbonne Université en partenariat avec la Mutualité Française Île-de-France, a proposé aux futurs parents, des ateliers FEES en visioconférence du 7 au 13 juillet.

Deux cycles de trois ateliers thématiques d’une heure chacun, animés par deux Ambassadrices FEES, ont permis d’aborder la qualité de l’air intérieur, l’alimentation et les cosmétiques avec 6 futures mamans et 2 futurs papas.

Ils ont été l’occasion d’échanger autour des liens entre l’environnement intérieur et la santé de la future maman et du nouveau-né, de permettre de mieux connaître les polluants de l’environnement quotidien et de prévenir les risques d’exposition en trouvant des solutions alternatives simples et durables.

Par ailleurs, le format visioconférence a permis de poursuivre la sensibilisation des futurs parents dans le contexte sanitaire actuel mais également de mobiliser des participants qui ne pourraient pas se rendre aux ateliers en présentiel (futures mamans ne pouvant pas se déplacer, futurs parents indisponibles, etc…).

Suite à cette expérience enrichissante et concluante, l’Espace Parentèle, accompagné par la Mutualité Française Île-de-France, propose de nouveaux ateliers par visioconférence dès le mois de septembre :

  • un cycle de 3 ateliers FEES (air intérieur, alimentation et cosmétiques), pour les futurs parents, les 8, 14 et 15 septembre de 14h30 à 15h30 (ANNULES)
  • un atelier spécial futurs et jeunes papas abordant les liens entre l’environnement intérieur et la santé du nouveau-né, le 28 septembre de 18h30 à 20h00.

Pour vous inscrire à ces ateliers : 01 44 73 52 23 – espace.parentele.trs@aphp.fr

Puis-je utiliser des cosmétiques contenant des huiles essentielles pendant ma grossesse ou chez le nourrisson ?

L’intérêt des cosmétiques labellisés bio est qu’ils limitent l’utilisation de substances problématiques dans leur composition, cependant, ils sont souvent formulés avec les huiles essentielles. Or, ces dernières sont contre-indiquées pendant la grossesse et chez l’enfant jusqu’à l’âge de 3 ans minimum. En effet, certaines huiles essentielles sont connues pour leur caractère neurotoxique, abortif, hépatotoxique ou encore hormone-like.

Les huiles essentielles sont utilisées en cosmétique pour 2 usages principaux :

  • Parfums
  • Substance conservatrice et antioxydante, purifiante, apaisante…

La réglementation sur les huiles essentielles se fait par type d’usage, ce qui peut entraîner parfois des contradictions entre les différentes réglementations (par exemple, l’huile essentielle de thym est classée comme « corrosive » dans le CLP – réglementation des produits chimiques – mais autorisée dans la réglementation cosmétique).

La réglementation cosmétiques n’impose pas de doses maximum pour l’utilisation des huiles essentielles dans les cosmétiques, cependant elle s’appuie sur la bibliographique scientifique et en toxicologie qui étudient l’utilisation d’huiles essentielles pures (et non diluées comme elles peuvent l’être dans les cosmétiques).

Bien qu’il n’y ait pas d’interdiction absolue de telle ou telles huiles essentielles, le fabriquant doit respecter certaines règles :

  • L’interdiction ou la restriction de substances jugées problématiques (pouvant être présentes dans certaines huiles essentielles)
  • Étiqueter les allergènes sur la liste INCI

En effet, les fabricants n’ont pas l’obligation de faire apparaître le nom de l’huile essentielle ou de la substance entrant dans la composition du parfum. Le fabricant doit juste faire mention sur la liste INCI du terme « Parfums » ou « Aroma » ainsi que des allergènes associés. Par contre, si l’huile essentielle est utilisée pour une autre fonction, elle doit être mentionnée sur l’étiquetage.

En parallèle, l’ANSM donne des recommandations sur l’utilisation de certaines substances chimiques. Par exemple : le camphre ou l’eucalyptol/menthol sont interdits dans les cosmétiques destinés aux enfants de moins de 3 ans.

Concernant le passage trans-cutané des huiles essentielles, cela dépend de plusieurs facteurs :

  • L’utilisation pure ou diluée
  • L’épaisseur du derme
  • Les caractéristiques physico-chimiques des molécules
  • Le poids moléculaire des substances aromatiques : plus ce poids est faible, plus la pénétration est importante
  • La température
  • La circulation cutanée : la vasodilatation augmente la pénétration
  • Une peau lésée
  • L’hydratation de la peau
  • L’âge : les jeunes enfants, les personnes âgées vont avoir une meilleure pénétration trans-cutanée

De manière générale, les études qui se sont penchées sur l’absorption des composés aromatiques par voie cutanée montrent qu’elle dépasse rarement 10% de la dose administrée. Or, les huiles essentielles étant relativement chères pour les fabricants de produits cosmétiques, on peut penser que la concentration utilisée dans le produit reste assez minime.

Les toxicités cutanées constatées sont essentiellement irritatives, allergiques ou liées à une exposition au soleil suite à l’utilisation de produits contenant des huiles essentielles.  Les atteintes des organes liées à l’exposition à une ou plusieurs huiles essentielles sont assez rares et sont liées à des cas d’empoisonnement accidentel aux huiles essentielles  en milieu domestique (utilisation d’huiles essentielles pures, sur une longue période, non-respect des posologie et du dosage).

Pour conclure :

  • On peut être assez rassurant sur l’utilisation de produits cosmétiques contenant des huiles essentielles chez la femme enceinte, allaitante et chez le nourrisson. Pour autant, il semble nécessaire de rappeler qu’il n’est pas conseillé de faire ses propres produits cosmétiques avec des huiles essentielles ou d’utiliser des huiles essentielles pures durant cette période, à moins d’être accompagné par un professionnel de santé formé en aromathérapie.
  • On peut orienter les femmes enceintes et les jeunes parents vers des produits peu parfumés voir formulés sans parfum afin de réduire le risque d’allergies. L’allégation « sans parfum » engage le fabricant à ce qu’il n’y ait aucune substance parfumante présente dans le produit fini, quelle que soit l’utilisation de cette substance.

Mise en ligne en août 2020

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Report de la Journée Nationale FEES

Dans le cadre du projet Femmes Enceintes Environnement et Santé, l’APPA (Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique) organise la première Journée Nationale FEES, en lien étroit avec les Unions Régionales de la Mutualité Française partenaires du projet. Initialement prévue le 24 septembre 2020, elle a été reportée au 25 mars 2021.

Ce colloque s’adresse aux professionnels de santé et de la périnatalité, aux partenaires du projet ainsi qu’aux acteurs de la promotion de la santé environnementale. Pour les professionnels déjà formés, cette journée sera l’occasion d’approfondir et de mettre à jour leurs connaissances mais également de mettre en valeur les actions qu’ils ont pu déployer suite aux formations . Pour les autres, cette journée sera l’occasion de découvrir le projet et les principaux conseils à transmettre aux futurs et jeunes parents …

Inscriptions gratuites via Hello Asso.

Plus d’informations et programme prévisionnel en cliquant ici.

Webinaire – 26 Juin

La période des 1000 jours, qui débute lors de la conception de l’enfant et se poursuit jusqu’à ses deux ans, est déterminante. Elle influence son développement et, par conséquent, sa santé de futur adulte. Il est donc particulièrement important de guider les futurs et nouveaux parents pendant cette période. La clé est d’impulser chez eux des habitudes de vie et de consommation pour maintenir des environnements favorables au développement harmonieux du fœtus et du nouveau-né.

Découvrez lors de cette conférence comment limiter l’exposition des femmes enceintes et des jeunes enfants aux polluants environnementaux.

Intervenants :

Olivier Bugnard est sage-femme et échographiste. Depuis 2019, il est également chargé de projets pour l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique sur le projet
« Femmes Enceintes Environnement et Santé » dans les Hauts-de-France. Ce projet a pour objectif de former les professionnels sur la santé des femmes enceintes et des nourrissons.

Pierre-Yves Cardon est docteur en écotoxicologie et chargé de projets à l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique Grand-Est. Il travaille depuis 2019 sur le projet Femmes Enceintes Environnement et Santé.

Informations et inscription ici

Informations Coronavirus du programme « 1000 jours pour la santé »

Depuis le début de l’épidémie, l’équipe du programme « 1000 jours pour la santé » s’est inquiétée du stress provoqué par cette situation inédite auprès des (futurs) parents. Ils se sont donc mobilisés pour leur apporter des informations basées à la fois sur les recommandations des Autorités de Santé et également sur les études scientifiques.

L’objectif est de répondre aux interrogations des (futurs) parents et de les rassurer.

N’hésitez pas à consulter leur site, régulièrement mis à jour.

Webinaire « Pollution de l’air et COVID-19 » – 28 avril 2020

Le Réseau ÎSEE – Île-de-France Santé Environnement – organise un Webinaire le mardi 28 avril 2020 de 10h à 11h30 portant sur « Pollution de l’air et COVID-19« .

Cette rencontre avec Olivier Blond, Président de l’association Respire, permettra une discussion autour des enjeux posés par la pollution de l’air en période de covid-19.

Retrouvez plus d’informations et la procédure d’inscription via ce lien.

Tabagisme Ultra-Passif: Respirer c’est déjà fumer

S’il est bien connu que respirer la fumée de cigarette c’est être soumis à un tabagisme passif, moins d’un tiers de la population est consciente que même en absence de fumée et de fumeur, nul n’est à l’abri du tabac1. En effet, la fumée du tabac, et les milliers de substances qui la composent, vont se déposer et s’accumuler sur les tissus et autres supports dans les maisons, les voitures, les vêtements, sur la peau, les cheveux et encore bien d’autres substrats. Ces différents supports deviennent alors de véritables réserves, capable de réémettre ces substances même après deux mois sans exposition à une nouvelle fumée de tabac2. Tabagisme ultrapassif, ou thirhand smoking (THS) en anglais, est le nom donné à cette exposition bien involontaire. Parmi les substances réémises par le THS, on recense principalement de la nicotine, des produits d’oxydation de la nicotine comme la mysosmine et la cotinine ou encore des produits de la réaction de la nicotine avec les acides nitreux de l’environnement : les nitrosamines3. Ces dernières, dont certaines comme la NNA (4-(Methylnitrosamino)-4-(3-pyridyl)butanal) sont véritablement spécifiques du THS, montrent en laboratoire une génotoxicité et des effets cancérogènes avérés4,5.

Cependant, si la toxicité de ces substances est déjà préoccupante, leur ubiquité dans l’environnement l’est encore davantage. Ainsi, des études menées en 20166 et 20197 à Houston au Texas révèlent la présence de nicotine liée au THS au cœur même des lieux où elle devrait être strictement absente : les unités de soin intensif  de néonatologie; sur les dispositifs médicaux et dans les urines des bébés traités. La famille de ces nouveaux nés ainsi que le personnel médical étaient incriminés par ces études.

Une prise de conscience générale sur cette omniprésence du THS devient donc indispensable.

  • L’application de règle anti-tabac chez soi comme dans sa voiture serait une première étape pour sa diminution.
  • Un lavage systématique de ses mains après avoir fumé, bien qu’insuffisant pour en retirer l’ensemble des résidus de tabac, serait aussi une routine à assimiler.
  • Enfin, pour les jeunes parents, l’utilisation d’un vêtement dédié à la cigarette, gardé scrupuleusement à l’extérieur de la maison, pourrait aussi diminuer les risques liés au THS pour leur nourrisson.

Le THS est une problématique d’ordre public et sans frontière, sensibiliser un maximum de personnes de son entourage sur ses effets et son ubiquité reste donc le meilleur conseil sur lequel insister à ce jour.

Mise en ligne en avril 2020

1DÍEZ-IZQUIERDO, Ana, CASSANELLO, Pia, CARTANYÀ, Aurea, et al. Knowledge and attitudes toward thirdhand smoke among parents with children under 3 years in Spain. Pediatric research, 2018, vol. 84, no 5, p. 645.

2MATT, Georg E., QUINTANA, Penelope JE, ZAKARIAN, Joy M., et al. When smokers move out and non-smokers move in: residential thirdhand smoke pollution and exposure. Tobacco control, 2011, vol. 20, no 1, p. e1-e1.

3MATT, Georg E., QUINTANA, Penelope JE, DESTAILLATS, Hugo, et al. Thirdhand tobacco smoke: emerging evidence and arguments for a multidisciplinary research agenda. Environmental health perspectives, 2011, vol. 119, no 9, p. 1218-1226.4

4HANG, Bo, SARKER, Altaf H., HAVEL, Christopher, et al. Thirdhand smoke causes DNA damage in human cells. Mutagenesis, 2013, vol. 28, no 4, p. 381-391.

5CHEN, Yuxin, ADHAMI, Neema, et MARTINS-GREEN, Manuela. Biological markers of harm can be detected in mice exposed for two months to low doses of Third Hand Smoke under conditions that mimic human exposure. Food and chemical toxicology, 2018, vol. 122, p. 95-103.

6NORTHRUP, Thomas F., KHAN, Amir M., JACOB, Peyton, et al. Thirdhand smoke contamination in hospital settings: assessing exposure risk for vulnerable paediatric patients. Tobacco control, 2016, vol. 25, no 6, p. 619-623.

7NORTHRUP, Thomas F., STOTTS, Angela L., SUCHTING, Robert, et al. Medical staff contributions to thirdhand smoke contamination in a neonatal intensive care unit. Tobacco Induced Diseases, 2019, vol. 17.

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