Webinaire | Premier pas vers l’éco-responsabilité en périnatalité

Eco-responsabilité? Eco-conception des soins? Vous vous demandez comment agir dans votre structure? Sur le temps de votre pause déjeuner, les porteurs du projet FEES (APPA et Mutualité Française Hauts-de-France) et l’Agence Primum Non Nocere vous proposent de vous donner des pistes pour initier une démarche en santé environnementale et périnatalité.

Programme :

  • Les conseils à transmettre aux futurs et aux jeunes parents | Projet FEES
  • Réduire l’impact environnemental de la maternité (éco-conception des soins, réduction de l’exposition au risque chimique, gestion des déchets…) | PNN
  • Les ressources en région Hauts-de-France: outils, formations et acteurs.

Date : 20 septembre 2022 (un replay sera disponible pour les personnes inscrites)

Ouvert aux professionnels de santé et de la périnatalité – Inscription au webinaire: https://app.livestorm.co/mfhdf/premiers-pas-vers-leco-responsabilite-en-perinatalite?type=detailed

 

Chambre pédagogique à la maternité du CHF (Pôle Mère Enfant du site de Montbrison)

Quand les erreurs s’invitent en maternité pour apprendre et réapprendre aux jeunes parents les bonnes attitudes à avoir lors du retour à la maison avec leur bébé…

L’équipe multidisciplinaire de la maternité du centre hospitalier de Montbrison (Centre Hospitalier du Forez) fourmille d’idées et d’engageantes initiatives pour le bien-être des familles du bassin forézien ! Elle travaille donc à mettre en place des pratiques autour de la naissance alliant sécurité médicale, qualité des soins, bientraitante et bienveillance On peut notamment s’enthousiasmer de la création récente d’une « chambre pédagogique » destinée à sensibiliser les jeunes parents aux risques multiples du domicile. L’accent est particulièrement mis sur les attitudes ou « fausses croyances » trop souvent observées lors du couchage des nourrissons les exposant à une mort subite inattendue.

Si le couchage sur le dos des bébés est désormais un acquis pour la plupart des couples, il n’est jamais trop de rappeler l’importance d’un environnement sécure autour de l’enfant. L’absence de couverture et de tour de lit, une température adaptée de la chambre, la prévention du tabagisme passif, sont autant d’exemples qui sont détaillés à tous les parents dans les jours qui suivent la naissance de leur bébé à l’hôpital montbrisonnais.

L’espace dédié spécifiquement à cette sensibilisation (parcours ludique dans une chambre type d’enfant) connait d’ores et déjà un grand succès depuis son ouverture au printemps. Les parents se réjouissent de cette démarche qui permet aussi d’initier différents échanges autour des questions du retour à la maison. A l’image de l’avis unanime et positif des familles, les encouragements se multiplient aussi du côté des soignants. Il est bon à penser que « rien n’est plus efficace que le visuel pour faire passer les bons messages aux parents. Ces derniers sont souvent noyés d’informations en tout genre lors de la période périnatale et rien n’égale l’échange qui s’instaure autour d’un parcours ludique dont ils sont acteurs ». Grâce à cette chambre pédagogique, qui s’inscrit dans les nouvelles recommandations du ministère de la sante concernant les 1000 premiers jours de l’enfant, l’équipe du CHF peut aussi aborder la prévention des accidents domestiques, le risque du syndrome du bébé secoué ainsi que la santé environnementale.

Le 19 septembre 2022, débutera la semaine de prévention de la mort inattendue du nourrisson. A cette occasion, la maternité du Centre hospitalier du Forez ouvrira ses portes de 14 h à 16 h, du 19 au 23 septembre, aux couples attendant un enfant, ou aux professionnels de santé.

Dès le mois d’octobre, un atelier « chambre pédagogique » sera proposé les premiers mardis de chaque mois, de 16 h à 17 h, afin de compléter les ateliers de portage, de santé environnementale, la préparation à la naissance et les consultations d’allaitement déjà présents au CHF.

Les inscriptions pour les ateliers « chambre pédagogique » se font auprès du secrétariat : 04.77.96.78.59

 

Par : Ludivine OUILHON , Sagefemme coordinatrice

Ateliers « Grandir au naturel » | Reims

Ces ateliers à destination des femmes enceintes et jeunes parents visent à informer les participants des polluants du quotidien présents dans les produits cosmétiques… Il s’agit de sensibiliser et de donner des alternatives aux parents afin de préserver l’enfant à venir et lors de ses premières années, période de vulnérabilité importante aux substances chimiques et aux perturbateurs endocriniens.

Nitrates et nitrites, que nous apprend le récent rapport de l’ANSES ?

Depuis plusieurs années, les nitrates et les nitrites sont sujets à de nombreuses controverses quant à leurs impacts sanitaires, et notamment concernant leur présence en tant qu’additif dans certains produits carnés tel que la charcuterie.

L’ANSES a très récemment publié un rapport d’expertise collective à ce sujet, faisons donc le point sur ses différentes conclusions.

  • Apports et DJA

 

Les nitrates et les nitrites sont des formes de l’azote.

Ils sont naturellement présents dans notre environnement, mais cette présence peut être renforcée par certaines activités humaines, telle que l’utilisation excessive d’engrais de synthèse.

Les nitrates font naturellement partie de notre alimentation. Actuellement, pour une majeure partie de la population, les apports en nitrates se répartissent ainsi :

  • 62 à 69% par les végétaux (notamment les légumes feuilles, riches en nitrates)
  • 20 à 25% par l’eau de boisson
  • < 5% par la charcuterie (dans laquelle les nitrates sont présents en tant qu’additif)

Concernant les nitrites, ils sont majoritairement présents dans notre alimentation en tant qu’additifs dans la charcuterie, responsable de 41 à 63% de nos apports.

Une DJA (Dose Journalière Admissible = quantité de substance pouvant être ingérée quotidiennement toute la vie sans effet sanitaire) fixée par l’EFSA existe pour chacune de ces molécules. Ces DJA ont été jugées pertinentes par l’ANSES. En France, toutes sources d’expositions confondues, 99% de la population ne dépasse pas la DJA, que ce soit pour les nitrates ou les nitrites.

  • Mécanismes de transformation et toxicité

Lors d’un apport en nitrates par voie orale, la majorité des nitrates ingérés (75%) est éliminé par voie urinaire, le reste est excrété dans la salive. Une très faible partie de ces nitrates salivaires peut être réduite en nitrites, qui sont eux-mêmes très instables et peuvent entrainer la formation d’autres composés, dont des composés nitrosés.

Ces dérivés présentent une toxicité, et notamment une cancérogénicité, ainsi les nitrates et nitrites ingérés dans des conditions où ils peuvent entrainer la formation de composés endogènes nitrosés ont été classés 2A (cancérogène probable) par le Centre International de Recherche sur le Cancer en 2010.

Après analyse de la littérature, le groupe de travail de l’ANSES a conclu à :

  • L’existence d’une association positive entre l’expositions aux nitrates via l’eau de boisson et le risque de cancer colorectal
  • L’existence d’une association positive entre l’exposition aux nitrates et/ou aux nitrites via la viande transformée et le risque de cancer colorectal

 

On peut noter que concernant la quantité de nitrates dans l’eau du robinet, une limite de qualité est fixée en France à 50mg/L et qu’une très grande majorité de la population reçoit une eau respectant cette limite.

  • Principales conclusions et recommandations de l’ANSES

 

  • Limiter l’apport en nitrates et nitrites via l’eau et les aliments notamment en limitant les quantités d’additifs nitrés ajoutés dans les produits carnés traités
  • Limiter la charcuterie à 150g/semaine (permet de ne pas dépasser la DJA des nitrites)
  • Réévaluer la pertinence de la valeur dérogatoire maximale utilisée en gestion pour les nitrates dans les eaux destinées à la consommation humaine (100mg/L)
  • Diversifier la consommation de légumes dans le régime alimentaire total. Diverses denrées d’origine végétale peuvent présenter des concentrations élevées en nitrates. Cependant, du fait de leur richesse en fibres, vitamines et minéraux, les légumes assurent une protection à l’encontre de diverses maladies, dont le cancer.

Retrouvez le rapport de l’ANSES en suivant ce lien : https://www.anses.fr/fr/content/r%C3%A9duire-l%E2%80%99exposition-aux-nitrites-et-aux-nitrates-dans-l%E2%80%99alimentation

1ère journée régionale Prévention du RésoPédia

 

Le RésoPédia (Réseau santé de l’enfant en Pays de la Loire ) propose le 30 septembre 2022 à Angers une journée de prévention sur le thème : Agir ensemble pour la santé des enfants – des 1000 1ers jours aux 6 ans.

Cette première journée pluriprofessionnelle, organisée en partenariat avec l’IREPS Pays de la Loire, s’adresse aux professionnels de santé et du médico-social.

Le programme s’articule autour de 2 concepts clés pour agir favorablement sur la santé :

  • La période des 1000 1ers jours, élargie jusqu’aux 6 ans de l’enfant
  • Les compétences psycho-sociales

 

Retrouvez l’affiche de la journée, ainsi que le lien d’inscription, en cliquant ici : https://www.reso-pedia.fr/wp-content/uploads/2022/06/Affiche-Journee-Prevention.pdf

L’émail dentaire comme un reflet précoce des expositions environnementales ?

Trouver des marqueurs d’exposition aux substances toxiques présentes dans l’environnement est un enjeu de taille pour la recherche.

Un récent communiqué de presse de l’INSERM nous apprend que l’émail dentaire pourrait en être un. En effet, l’analyse de l’émail permet une évaluation rétrospective des conditions environnementales soit :

  • En identifiant la présence de polluants piégés dans le minéral
  • En distinguant les défauts de l’émail liés à des altérations de l’activité cellulaire survenues au cours de sa formation.

Ainsi, l’exposition à des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A a déjà été associée à des pathologies de l’émail.

Récemment, les effets du DEHP (molécule appartenant à la famille des phtalates, omniprésente dans notre environnement, malgré le fait que certains de ces usages doivent désormais faire l’objet d’une autorisation) ont été étudiés par une équipe de chercheurs.

Des doses de DEHP, équivalentes à celle d’une exposition environnementale, ont été administrées à des souris.

Il apparait que le DEHP a perturbé le développement de l’émail chez les souris (défauts repérés sur les incisives des rongeurs, dents toujours en croissance et étant donc le modèle expérimental idéal pour étudier les impacts sur une dentition en développement), en agissant directement sur les cellules dentaires, avec une prévalence et une gravité plus élevées chez les mâles que chez les femelles.

Ces données expérimentales devront être consolidées mais suggèrent que le DEHP, comme le bisphénol A, pourrait également contribuer aux pathologies hypominéralisantes de l’émail.

L’émail dentaire pourrait donc être le reflet très précoce des conditions environnementales des individus pendant la période périnatale et les premières années de vie.

 

Retrouvez le communiqué de presse de l’INSERM complet en suivant ce lien : https://presse.inserm.fr/meme-a-faibles-doses-lexposition-au-perturbateur-endocrinien-dehp-altere-le-developpement-des-dents/45471/

Webinaire : prévenir les expositions aux polluants environnementaux pendant la période périnatale

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpesla Mutualité française Auvergne-Rhône-Alpes, l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique (APPA) et les réseaux de périnatalité de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont le plaisir de vous proposer un webinaire: Prévenir les expositions aux polluants environnementaux pendant la période périnatale

Soirée FEES : Réduire l’exposition aux polluants de nos patientes et de leurs enfants.

Dans le cadre du projet FEES, l’URPS Sages-femmes Hauts-de-France propose aux professionnel·le·s une soirée de sensibilisation intitulée « réduire l’exposition aux polluants de nos patientes et de leurs enfants ». Animé par l’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique (APPA) et la Mutualité Française Hauts-de-France, cet événement a pour objectif de faire connaitre aux sage-femmes libérales les conseils clés à transmettre à leurs patientes sur l’air intérieur, l’alimentation et les cosmétiques.

Lien d’inscription : Inscrivez-vous ici

Édulcorants : une nouvelle étude sur le risque de cancer lié à leur consommation.

 

Une étude de cohorte (population issue de la cohorte française nutrinet) a très récemment rendu ses conclusions concernant le lien entre la consommation d’édulcorants et le risque de cancer.

Pour rappel, d’autres études se sont déjà intéressées à ce lien, et notamment concernant la consommation de boissons contenant des édulcorants, sans parvenir à l’établir.  Dans son avis de janvier 2015, l’ANSES avait conclu  que  les données ne permettent pas d’établir un lien entre développement d’un cancer et consommation d’édulcorants.

Dans cette nouvelle étude, tous les produits contenants des édulcorants ont été pris en compte, grâce à des questionnaires complétés par les participants.

Les édulcorants les + consommés dans la population étudiée sont : l’aspartame (58%), l’acesulfame K (29%) et le sucralose dans une moindre mesure (10%). Ils appartiennent tous les 3 à la catégorie des édulcorants intenses.

Les résultats révèlent une association suggérée entre un apport élevé d’édulcorants et le risque global de cancer, ainsi que du risque de cancers liés à l’obésité (c’est-à-dire tous les cancers pour lesquels l’obésité joue un rôle dans l’étiologie).

Les caractéristiques de la population étudiée (78,5% de femmes, moyenne d’âge de 42,2 ans), ne permettent pas de généraliser ces résultats à la population générale, mais ils invitent tout de même à la prudence face à ces additifs ; d’autant plus que leur bénéfice nutritionnel n’est pas prouvé. En effet l’Anses, suite à son travail d’expertise sur le sujet en 2015, concluait qu’aucun bénéfice de la consommation d’édulcorants intenses sur le contrôle du poids, la glycémie chez les sujets diabétiques ou l’incidence du diabète de type 2 n’avait pu être montré.

 

Retrouvez l’étude de la cohorte Nutrinet complète en cliquant sur ce lien : https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.1003950

L’avis de l’Anses de 2015 concernant les édulcorants intenses est accessible en suivant ce lien : https://www.anses.fr/fr/content/les-%C3%A9dulcorants-intenses