Dans le cadre du projet FEES, l’APPA avec le soutien de l’ARS Provence Alpes Côte d’Azur et du réseau méditerranée, organise un cycle de 4 webinaires gratuits à destination des professionnels de santé de la régionpour les sensibiliser sur la thématique « santé environnementale et périnatalité » et leur présenter le projet FEES.
Ces 4 rendez-vous auront lieux chaque semaine sur l’heure du déjeuner pendant un mois. Chaque webinaire sera l’occasion d’aborder les thèmes suivants :
Santé environnementale : quels enjeux pendant la période périnatale des 1000 premiers jours ?
L’étude IRECO est une étude interventionnelle menée par l’Inserm et l’Université Grenoble Alpes (UGA). Elle vise à étudier les habitudes d’utilisation de produits de soin et de cosmétiques chez les jeunes femmes, afin de caractériser les sources d’expositions à des substances chimiques contenues dans ces produits, pour lesquelles des effets délétères sur la santé sont suspectés.
En mai dernier, un article présentant les résultats a été publié, l’étude confirme qu’un changement de comportement vis à vis des cosmétiques réduit l’exposition à des substances toxiques. Certaines études avaient déjà pu faire le même constat (exemple : Hermosa, Harley et al. 2016) mais elles ne sont pas nombreuses et c’est la première fois qu’une telle étude est menée en France.
Pour cette étude, 100 jeunes femmes de 18 à 30 ans ont été recrutées en France, dans la région grenobloise. Durant 5 jours, il était demandé à ces jeunes femmes de s’abstenir d’utiliser leurs produits cosmétiques habituels. En remplacement, elles pouvaient utiliser des produits fournis dans le cadre de l’étude et exempts des substances chimiques visées par l’étude (notamment des phénols, des phtalates et des éthers de glycol). Afin d’étudier l’impact de ce changement de comportement, des prélèvements d’urine sur 24h ont été effectués avant, et au dernier jour de la période d’intervention. Les métabolites des substances concernées ont ainsi pu être recherchés, et leurs concentrations entre les 2 périodes de recueil comparées.
L’utilisation quotidienne de produits cosmétiques par les participantes étaient de 12 produits en moyenne avant la phase d’intervention, et 7 pendant l’intervention.
L’étude montre que la limitation de l’utilisation de produits cosmétiques entraine une diminution significative des concentrations urinaires d’un éther glycolique, du bisphénol A, de deux parabènes (méthyl- et propyl-) et d’un métabolite de phtalate. Les réductions observées pourraient avoir de multiples bénéfices sanitaires, notamment en période gestationnelle (l’étude a également complété ce point en calculant l’évaluation des incidences sur la santé = HIA : Health Impact Assessment).
Ces résultats soulignent l’importance des produits cosmétiques comme source d’exposition aux produits chimiques et peuvent soutenir la mise en œuvre d’une réglementation plus stricte ciblant leur composition ou même l’ensemble du processus de production et d’emballage.
Les auteurs précisent que plusieurs produits chimiques sont restés détectés après la phase d’intervention. Il concluent donc que les changements individuels dans l’utilisation des produits cosmétiques et de soin peuvent réduire l’exposition aux produits chimiques, tout en mettant en avant que des mesures réglementaires seraient probablement plus efficaces et plus équitables.
Au même titre que les PFAS (substances per et poly fluoroalkylées), le cadmium est devenu l’un des polluants dont on entend beaucoup parler dans les médias. De nombreux articles et émissions se penchent en effet sur les circonstances d’exposition à cet Elément Trace Métallique (les ETM, plus communément appelé « métaux lourds »), ainsi que sur ses effets sanitaires; c’est donc désormais un sujet d’actualités et une préoccupation pour de plus en plus de personnes.
Dans ce contexte, l’Anses s’est autosaisie le 02 août 2023 pour la réalisation d’un avis relatif à cette substance. En février de cette année, l’agence a donc publié une évaluation globale de l’exposition humaine au cadmium et priorisé des leviers d’action, pour réduire l’imprégnation de la population française au cadmium.
Que dit ce rapport de l’Agence? Y’a-t-il des comportements à favoriser pour limiter l’exposition?
1- Le contexte
Le cadmium est un métal lourd naturellement présent dans les sols. Les activités agricoles et industrielles contribuent à augmenter sa présence dans l’environnement. Nous y sommes exposés principalement par l’alimentation. Les fumeurs sont aussi exposés au cadmium présent dans le tabac.
Le cadmium est identifié comme un contaminant préoccupant pour la santé publique car il est reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Il entraîne aussi chez l’Homme des atteintes rénales et une fragilité osseuse à la suite d’une exposition prolongée, notamment par voie orale.
Pour l’exposition par voie alimentaire, les Études de l’alimentation totale (EAT) conduites par l’Anses ont évalué une surexposition d’une partie de la population générale française au cadmium. Reflet de l’ensemble des expositions toutes voies confondues (alimentaire, inhalation, ingestion de poussières, …), Esteban2, la dernière étude nationale de biosurveillance, publiée en 2021 par Santé publique France (SpF), indique que les niveaux d’imprégnations en cadmium mesurés chez les adultes français apparaissent plus élevés que ceux mesurés lors de la précédente étude de biosurveillance française.
2- Que sait-on de plus sur les sources et voies d’exposition humaine au cadmium?
Des origines naturelles et anthropiques du cadmium dans l’environnement ont été identifiées. Les sources naturelles sont plurielles (altération de nombreuses roches, activité volcanique). Parmi les sources anthropiques du cadmium: les principales sources liées aux activités agricoles incluent les matières fertilisantes et supports de culture telles que les engrais minéraux (essentiellement engrais phosphatés), et les matières fertilisantes d’origine résiduaire; quant aux sources d’origine industrielle, elles sont également très nombreuses (industrie chimique et électrique, traitement et raffinage des métaux non ferreux…). Les activités industrielles émettant du cadmium ont évolué avec les réglementations, les technologies et les pratiques industrielles.
Ces dernières décennies, en Europe et en France, les experts relèvent un renforcement des obligations réglementaires liées à l’usage industriel de cadmium, à son rejet dans l’environnement, et au traitement ou au recyclage des déchets contenant du cadmium.
Les émissions liées à l’industrie et au transport sont multiples, peuvent se superposer dans certaines zones, et contribuent aux pollutions diffuses en cadmium dans l’environnement.L’ensemble de ces sources peuvent donc être à l’origine de la contamination de l’air, des sols, de l’eau, des denrées agricoles, et des aliments.
Ainsi, l’alimentation constitue une source importante d’exposition au cadmium de la population générale à considérer, notamment par l’intermédiaire de certains aliments identifiés comme contributeurs majeurs tels que les pains et produits de panification, pommes de terre et produits apparentés, et légumes. Le tabagisme est une source supplémentaire, bien documentée, d’exposition au cadmium.
Il a été aussi identifié que le cadmium pouvait être présent dans les produits cosmétiques.
Ce schéma reprend l’ensemble des sources et voies d’exposition humaine retenues dans le rapport:
3- Que préconise le rapport pour limiter l’exposition de la population française?
L’analyse approfondie des différentes sources d’exposition (complétée par une analyse socio-économique) a permis à l’Anses d’identifier les leviers d’action prioritaires en prenant en compte leur impact et les enjeux de mise en œuvre. Il en ressort qu’il faut agir avant tout à la source de la contamination des aliments, liée en grande partie à la présence de cadmium dans les sols agricoles; due elle-même à l’utilisation de matières fertilisantes, en particulier des engrais minéraux phosphatés.
L’Agence appelle donc à appliquer dès que possible des valeurs limites en cadmium pour les matières fertilisantes permettant de maîtriser la pollution des sols agricoles, la contamination des denrées et, à terme, de diminuer l’exposition alimentaire de la population. Pour cela, l’Agence rappelle les valeurs qu’elle a recommandées en 2019.
En détails : l’Agence recommande le recours à des sources d’approvisionnement en roche phosphatée contenant moins de cadmium; ou lorsque cela n’est pas possible, la mise en œuvre de procédés de décadmiation, tout en s’assurant de la qualité des engrais obtenus. Par ailleurs, l’Anses soutient particulièrement la promotion de nouvelles pratiques agricoles.
Le rapport précise que la mise en œuvre de ces mesures suppose un engagement de l’ensemble des acteurs pour faire évoluer la réglementation, accompagner les acteurs des filières agricoles et renforcer le suivi de l’évolution dans le temps des teneurs en cadmium dans les matières fertilisantes en France, grâce notamment à une base de données nationale de suivi.
L’Agence souligne aussi l’importance d’agir également sur l’offre alimentaire (incluant les produits importés). Elle recommande ainsi de revoir à moyen terme les teneurs maximums en cadmium pour les alimentsles plus forts contributeurs à l’exposition afin de réduire l’exposition globale de la population indépendamment de leur provenance.
4-Quelles sont les recommandations à l’échelle individuelle?
Le rapport précise bien que la réduction de l’exposition au cadmium passe avant tout par des actions collectives sur les sources de contamination, notamment les sols agricoles.
Toutefois, pour participer à réduire le niveau des expositions (tout en ayant des bénéfices nutritionnels) l’Agence recommande de :
Limiter la consommation de produits à base de blé sucrés et salés, tels que les céréales du petit-déjeuner, gâteaux, biscuits,
Introduire plus de légumineuses dans les repas à la place des aliments à base de blé comme les pâtes.
Cette édition, placée sous le signe de l’innovation, vous propose un programme riche et varié, conçu par un comité scientifique pluridisciplinaire.
Une session plénière et 8 ateliers aborderont des thèmes variés : santé mentale périnatale, messages sanitaires sur les produits défavorables à la santé, interventions numériques en santé mentale, co-construction en santé publique, innovation en biosurveillance, l’« Aller vers », innovation et événements sanitaires exceptionnels, surveillance des eaux usées.
En parallèle de ces Rencontres, les personnes inscrites pourront bénéficier d’une journée de formations gratuite le 10 novembre. 6 formations en présentiel sont ainsi proposées sur différents sujets dont :
Le stress périnatal et ses impacts sur la relation parents-enfants
L’évaluation d’intervention en prévention et promotion de la santé : de quoi parlons-nous?
Transformez les preuves en influence grâce au plaidoyer en santé publique
Dans le cadre d’un partenariat entre le Contrat Local de Santé Lille, Lomme, Hellemmes et les CPTS ASNO, Grand Lille et FHM, la Ville de Lille organise une conférence intitulée « Alimentation et santé dans les 1000 premiers jours », qui se tiendra :
Le 23 juin de 19h à 21h
Salle des fêtes de Fives
Accessibilité : Métro Fives, parking de E. Leclerc (Les participants peuvent y stationner à condition de placer le flyer de l’événement de manière visible sur leur véhicule)
Programme :
1.Introduction
Intervention des élues
Présentation des stratégies « Contrat Local de Santé » et « Comité Local pour l’Alimentation »
Virginie Mouronval et Anne-Laure Blaise
2. Agriculture, alimentation : quels liens entre notre santé et notre environnement ?
Intervention du Docteur Louyot, de la CPAM avec Hélène Caillez etde BIO Hauts-de-France avec Simon HALLE
3. Solutions et ressources du territoire
Femmes enceintes environnement et santé
Intervention de l’APPA – Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique
Présentation d’initiatives locales sur Lille, Lomme et Hellemmes
Le Centre de Ressources Santé Environnement d’Île-de-France propose un livret visant à sensibiliser les soignants aux enjeux environnementaux en milieu hospitalier et à proposer des actions concrètes pour réduire les expositions aux polluants.
Le livret, élaboré par des soignants (dans le cadre du Lab des intrapreneurs soignants), contient des notions générales de santé environnementale et offre un panorama de bonnes pratiques pour prévenir les expositions polluantes dans les services hospitaliers, au bénéfice des patients et des soignants. Il est téléchargeable gratuitement. Les professionnels de santé peuvent ainsi contribuer à améliorer la qualité des soins tout en protégeant leur santé et celle des patients.
Le livret aborde les thématiques suivantes, accompagnées de recommandations pratiques :
Alimentation,
Qualité de l’air intérieur et nettoyage des locaux,
Dans le cadre du Plan Régional Santé Environnement Ile-de-France, le Centre de Ressources Santé Environnement (CRSE), porté par le Centre Régional de Pathologie Professionnelle et Environnementale et l’ARS Île-de-France, met désormais à disposition une plateforme numérique pour faciliter l’accès à des ressources fiables et utiles à la pratique des professionnels de santé, en particulier en soins primaires, sur les questions d’expositions environnementales.
Cette plateforme propose :
Des ressources pratiques et facilement accessibles, structurées par thématiques, pour accompagner la prévention des expositions, le conseil aux patients et l’orientation vers des dispositifs spécialisés, ainsi que des formations, outils pratiques, dispositifs d’appui, etc.
Des contenus vidéos mobilisables facilement, en fonction des besoins et du temps disponible.
Une navigation personnalisée : Les professionnels peuvent, s’ils le souhaitent, créer un compte individuel pour enregistrer les ressources qui les intéressent et se constituer un parcours adapté à leur pratique.
La sélection des contenus s’appuie sur un Conseil Scientifique pluridisciplinaire, garantissant la qualité et la pertinence des ressources proposées. La plateforme a vocation à être progressivement enrichie, en lien avec les travaux du PRSE et les besoins exprimés par les professionnels de santé.
Découvrez nos formations spécialisées en santé environnementale et périnatalité ! Que vous ayez déjà suivi une formation FEES ou non, formez vous ou approfondissez vos connaissances dans ce domaine clé des 1000 premiers jours.
Le projet FEES a développé des offres de formations dédiées dans plusieurs régions de France pour que chacun puisse se former. Retrouvez le programme d'actions 2026 de votre région et formez-vous avec le projet FEES !
Dans le cadre du projet FEES, l’URPS Sages-femmes Hauts-de-France propose aux sages-femmes une soirée « Foire Aux Questions » sur le thème de la santé environnement à la salle Moreau, rue Paul Sion à Lens, de 20h à 22h.
L’Association pour la Prévention de la Pollution Atmosphérique (APPA) et la Mutualité Française Hauts-de-France animeront cet événement et répondront aux questions que les participant.e.s se posent.
Alimentation
Sex-Toys
Maquillage
Textiles
Produits d’hygiène
Vapotage
Peinture
…
Posez toutes les questions que vous n’avez jamais osé poser, en vous inscrivant gratuitement:
À l’occasion de la 3ème Journée Nationale FEES (JNF) qui se tiendra le 22 septembre 2026, à Paris ; nous souhaitons donner la parole au terrain ! Vous êtes de plus en plus nombreux à déployer des actions concrètes au sein de vos structures. Nous voulons donc mettre à l’honneur vos initiatives !
Vous êtes ambassadeurs Fees et vous avez mis en place des actions en faveur de la santé environnementale dans votre cadre professionnel? Participez à notre prix poster!
Nous recherchons des retours d’expériences concrets et reproductibles. Votre poster peut porter par exemple sur : • L’animation d’ateliers (ou de stands) de sensibilisation pour les futurs et jeunes parents. • L’intégration des conseils en santé-environnement dans vos pratiques professionnelles ou la diffusion d’informations à vos collègues. • La création de nouveaux outils pédagogiques ou de communication. • Une dynamique d’équipe ou un changement de pratiques au sein de votre service (achats, produits d’entretien, cosmétiques utilisés, etc…). • Une évaluation des actions santé environnement réalisées dans votre établissement.
L’appel à communications est ouvert à tous les ambassadeurs FEES(professionnels ayant suivi une session théorique Fees suivie d’une session ambassadeurs ou outils), quelques soient leur profession et leur mode d’exercice.
Attention : les posters sélectionnés seront présentés lors de la JNF à Paris le 22 septembre, si vous souhaitez participer au prix poster il est donc nécessaire qu’au moins une personne de votre équipe soit inscrite à la journée.
Comment participer?Pas de long dossier à rédiger! Racontez-nous votre action de manière très simple, avec vos propres mots via un formulaire rapide qui vous prendra moins de 5 minute. Ne tardez pas, vous avez jusqu’au 10 mai 2026 pour nous partager votre participation.
Les propositions seront évaluées selon plusieurs critères dont la reproductibilité de l’action et le lien avec les thématiques santé-environnement et périnatalité. 10 initiatives maximum pourront être sélectionnées. Les auteurs des actions sélectionnées seront invités à créer un poster (format A0, cahier des charges disponible ici) qui sera imprimé par l’équipe FEES et exposé tout au long de la Journée Nationale FEES; un Prix coup de cœur du Public sera décerné en fin de journée!
Retrouvez ci-dessous l’appel à communications ainsi que notre « modèle » pour vous aider à la création de votre poster :
Des questions sur le prix poster? N’hésitez pas à nous contacter! Elina GUERARD : elina.guerard@appa.asso.fr / Laetitia ANESTIS : l.anestis@mfara.fr